XXXI V PREFACE
chiens et veneurs. Après fut grand pièce chassé à force et se vint rendre emprès les pieds du cheval du roy, lequel roy luy feit sauver la vie. »
Nous voyons également dans une festin donné le 17 décembre de la même année pour le sacre du même roi au Palais : « Que quatre entremets furkht présentez devant la table ; c'est à savoir le premier d'une image de N.D. et unpetiVroy couronnée emprès ; — le second d'unejleur de lys couronnée d'or tenue par deux anges ; — le tiers d'une dame et un paon; — le quart d'une dame et un singe... Et pareillement fut joué de plusieurs instrumens de musique ; et le lendemain en suivant furent faites de bêles joustes en Phôtel St. Pol. »
Olivier de la Marche, dans ses Mémoires touchant les souveraines maisons pour la plupart d'Autriche, Bourgogne, France , etc. , a consigné les détails d'un grand nombre d'entremets. C'est ainsi qu'en i453 , le duc de Bourgogne ayant donné à Lille un banquet pour y faire prononcer des vœux de croisade contre les Turcs, on vit paraître dans ce festin les divertissements qui suivent, qu'on pourrait appeler des entremets monstres, et que le chroniqueur dit avec raison être d'un outrageux excès. « En ceste salle , écrit Olivier de la Marche , avoit trois tables couvertes, l'une moyenne, l'autre grande, et l'autre petite. Et sur la moyenne avoit une église croisée, verréeet faicte de gente façon , où il y avoit une cloche sonnante et quatre chantres. Il y avoit une autre entremetz d'un petit enfant tout nu , sur une roche, qui pissoit eaue rose