‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 38 sur 140 · LU PRÉFACE · texte numérisé non relu

LU PRÉFACE

recin 9 que le premier qui le trouvera ou qui sara le dit non et ledit village, sjr lui plait de le rapporté, volentiers et. de bon cuer lui. donnera le vin. Fait le mardjr, xn*jour de juillet mil cinq cens et deux ; tesmoing mon seing manuel cjr mis l'an et jour dessus dit. »

Il ne me reste plus maintenant qu'à remercier M. Guizot d'avoir bien voulu, en sa qualité de Ministre de l'Instruction publique, m 'autoriser à emporter chez moi le Mss. de nos Mystères, pour en prendre copie , et à remercier MM. les Conservateurs de la bibliothèque Ste. -Geneviève, et spécialement M. Robert, d'avoir bien, voulu prolonger, aussi long-temps que besoin en a été , le temps de prêt fixé par M. le Ministre. C'est avec un vif plaisir que je témoigne ici à ces Messieurs ma gratitude pour ces actes de bienveillance qui les honorent et qui ont de beaucoup facilité mon travail.

Achille Jubinal.

it.

<Eg sont U# K6VKtôcntac%on& U

'- >*s martires saint Etienne , saint pht et *

saint jtol et saint JDenis,et des miraeles

madame sainte ^nrmm, tran^ltttrwi v

proprement et nraiement fer latin en

français rime, à ta glaire et

tyonneur &e JKeit et î>e ses

0àins, soit et au

prauftt îreturç

âmes;

etc.

Laudate Dominant in santis (i)èjus.

Dieu Père et Filz et Saint Esperit (2)

Sauve et gart ceste compaighie !

Vous savez qu'onques ne périt * **

Qui servist la vierge Marie ;

Car grant joye a et grant délit >

Quant de bon cuer on la déprie. v #

Sy pry que chascun s'umilit

En disant une Ave Marie.

(l) Sic au Msî

(fgkjï parait qu'à l'époque où ces mystères ont été composés on ne faisait pas sentir Te de Esperit ; autrement tous les vers où ce mot se trouve auraient une syllabe de trop.

LE BtàRTYBB M S. EIlMflUL

Cy dktàgMoen: AteMauâ.

Laudate Domlnum in santis ejus (ubi supra).

Doulces gens (i), un pou escoutez Peatblement suis noise faire :

Mains de parae-arez, ne doublez, S'il vous plaist h .1. pou tous taire Que se vous l'un l'autre boutez Ou faictes ennuy et contraire; Or vous séez et acoutez Et oiez sen que vueil retraire.

Je suppose que bien croiez Les .xii. articles de la foy Et que bien entroduis soiez Es commandemens de la loy :

Sy ne fault fors que guerroiez Contre pechié par bon conroy Et que votre temps enploiez En bonnes euvres sans desroy.

La manière de guerroier La char, le monde et les diables Et de son temps bien emploier En bonnes œuvres proufitables , Nous ont monstre sans forvoier , Par exemplaires convenables , Les sainz qui des cieulx le loier Ont aquis 02^ meurs honourables;

U) V\\ imt gtnl est s utc dans le Mst.

Et pour ce seul-en réciter (i)

Les vies des sainz et des Saintes

Pour les bonnes gens inciter

A bonnes euvres non pas faintes , *

Et pour leurs cuers habiliter

Envers Dieu par doulcçs complaintes, i

Afin qui (2) les daigne habiter

Par quoy sauvez sont mains et maintes.

Vous savez la créacion

Et comment les Anges périrent;

Vous savez la transgression

D'Eve et d'Adam comme ilz chéirent,

Dont eulz et leur succession

Fussent péris, tant se forfirent,

Se ne fust l'incarnation

Du fîlz Dieu par qui revesquirent.

xii. apostres quist quant l'y pleut

Qui avecques lui conversèrent

Et d'autres disciples esleut

Qui sa sainte loy annoncèrent.

Des quielx .vu. diacres y eut

Que les Apostres ordenèrent.

Saint Estiene le premier fut

Que les faulx Juifz lapidèrent.

Après ce le doulz Jhesucrist

Convertit monseigneur saint Pol

(1) Seul-en. A-t-on coutume ; desolere.

(2) Qui, pour qu'il. Jt

L& UAATYftS DE S. ETIENNE.

Qui tant prescha et tant escrivist (i) Qu'on le tenoit por .1. vray fol.

En Grèce ala et là conquist Saint Denis qu'il fist doulz et mol :

A Rorame vint, Néron le quist, Néron ly fist couper le col.

Néron fist en crois par grant yre Crucefier saint Pierre à tort ; Néron sa mère fist occire, Néron mourut de maie mort; Néron après son grant empire A perdurable desconfort :

Les Apostres par grief martire Ont perdurable reconfort.

Qui voura iner ans Apostres, voise de cy à celé clause qui

ensuit : La Soveraine. (2)

Saint Denis qui moult désiroit Sa vie avecques eulz fenir Le sceut, sy dist qu'à Romme yroit Por martire et mort soustenir Avecques eulz s'a Dieu plaisoit , Mais il ne peut à temps venir.

Lieutenant lessa qui faisoit La loy de Dieu croire et tenir;

(1) On remarquera que dans ce vers il y a une élision entre le mot prescha et le mot et.

(%) Ces deux mots forment le commencement d'un vers qu'on trouvera plus loin.

LB MARTYRE DE S. ÉTttNNE.

Puis vint à Romme et apostole

Trouva monseigneur saint Clément

Qui le retint de son escole ,

Et ly pria moult doulcement

Que par son sen et sa parole

Vousist enseigner saintement *

Les gens François qui maint ydole

Aouroient lors folement.

A sa requeste, à sa prière

Monseigneur saint Denis en France

Avecques Rustique et Eleuthère

Et plusieurs de son alliance

Vint pour la gent à Dieu attraire,

Et Dieu ly donna tel puissance

Que le peuple d'erreur retraire

Fist et tenir, vraye créance.

L'cmperère Domicien

Le sceut, tantost y envoya

Fescennin .1. prevost paien

Qui volentièrs tout s'emploia

A tourmenter maint crestien.

Mercy Dieu nul ne desvoia :

Il eurent tourment terrien

Et Dieu ses biens leur octroia.

Sus tous Monseigneur saint Denis

Fust desrompu et tourmenté , ,

En four chaut mis, sus greil rostis ,

Au bestes sauvages jeté, $

Crucefié, en char tre mis. i

Là fut il de Dieu visité;

.* MAÏUUUi Dtt S» ETIENNE.

. •Mtoi'uuc et couforté.

.^ \ Aumu Dieu le don ( „ iui</oii4iic& le requerroit , ....; de jhxIiîc avoir pardon

, l u " -ui^oûue qu'il soufferroit ,

■v t ui ouunc dévocion ■.:• ou propos persévérait,

xi ^iiAiu supplicacion

Vi.,ù c seigneur essauceroit.

i|uvs fut mis hors des prisons,

liuuis fut, la teste ot coupée!

Vw.,.vy curent ses compaignons:

xi leste porta à Letrée :

hn mélodieuses chançons

Oui les anges joye menée.

Larcie les tirans félons

Ueprenoit , sy fut decolée.

Lo provost Fescennin manda

Ou'cîii le» alast geter en Saine.

i lu Lu Ile tondis vianda

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