VIII PREFACE
pientium d'Ausone. Le cinquième siècle se présente, lui , avec son cortège de fêtes religieuses durant lesquelles on mime, on figure dans l'église l'adoration des mages, les noces de Cana , la mort du Sauveur , etc. , avec ses processions où l'on promène des gargouilles , des animaux fabuleux, des monstres de toutes formes.
Dans la période qui vient après, c'est-à-dire du sixième siècle à la fin du neuvième, nous rencontrons , VOcipus, comédie allégorique dont les acteurs sont : la Goutte, un médecin, la Douleur et un chœur de goutteux ; le Jugement de Vulcain qu'on a rangé à tort, durant long-temps, parmi les églogues ; quelques fragmens d'une tragédie de Clytemnestre ; un dialogue inter Terentium et delusomm; un autre composé pour les funérailles d'Hatbumolda , abbesse de Gandersaen, entre Gorbie de France et Corbie de Saxe, etc.
Enfin, au dixième siècle, un fait unique, anormal, dont l'ensemble constitue un véritable monument littéraire , se produit subitement : c'est le Théâtre de Hroswita (littéralement Rose blanche) , abbesse du même monastère de Gandersaen dont nous venons de parler (i). Ce théâtre, qui se compose de six comédies, savoir : la Conversion de Gallicanus, Dulcitius, Cal limaque, Abraham^ Paphnuce et un petit drame allégorique intitulé la Foi, l'Espérance et la Charité 7
(1) On pourrait aussi comprendre dans les compositions dramatiques de ce siècle , le dialogue ou colloquium de Théodulus , entre Alithia, représentant le christianisme, et Pscustis, qui défend le paganisme. C'est une églogue fort remarquable qui dut être lue ou chantée dans quelque repas de grand seigneur ou d 1 évéquç.