‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 67 sur 140 · LES DYABLES · texte numérisé non relu

LES DYABLES

Ha ! ha ! ha ! ha ! Néron , Néron , Ou puis d'enfer te porteron.

Lors remportent et puis le jetent en une chaudière assise un pou

haut enmy le champ.

LE PREMIER DYABLE

Néron, Néron , mal esploitas Quant oultredroit or convoitas, Quant ta propre mère tuas, Quant d'une royne t'empregnas , Quant home pour fameespousas, Quant Romme ardis, la gent grevas, Quant les apostres martiras, Quant en tout mal te démenas , Quant en rez d'or en mer peschas , Et or vousis et or buras.

En or boullant boulu seras Et sans durer y dureras.

Tourmente -le moy , Mauferas ,

Et fay du pis que tu pourras.

LE SECOND DYABLE

Néron, sans mourir lu mourras.

A ce cop, qu'est enfer sauras Ne jamez remède n'auras.

Lors souffle ly uns soubz la chaudière et face .1. pou de fumée, et l'autre face semblant de ly faire boire or guelc bace, et bientôt cessent.

LE PREMIER DYABLE

Es-tu bien aise, dy, Néron ?

LE SECOND DYABLE

x\éron, encor pis te teron.

A Lucifer te porteron Qui te estraindra le gavion Sans fin et sansrédempcion-

Cy le portent hors du champ.

AGRIPPE

Néron est mort; par son défault .1. autre emperière nous fault.

Regardez qui bon y sera.

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