‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 7 sur 140 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

de la Bibliothèque du roi ; fonds Saint-Martial, de Limoges) (i), et dont M. Raynouard a dit au tome n de son Choix de poésies originales des troubadours •

Et pour els tous à Dieu proiié.

« Domine , ne statuas Mis hoc'peccatum* »

« Sire, fait-il en qui main sont Li juste et tout cil qui mesfont »

Pardone leur, père del mont , Cas il ne sevent que il font. »

Et cum hoc dixisset, obdormwit in Domino*

Quant il a dit tôt son plaisir, Samblant fait qu'il voelle dormir, Clôt ses iei, si rent son espir , Dieu le rechut à lui servir.

Or prions tout le saint martir Qu'il nous puist salver et garir .

K'enssi puissons-nous tuit morir, Et al règne Dieu parvenir.

Amen.

(1) M. Emile Morice,dans son Histoire de la mise en scène depuis les Mystères jusqu'au Cid % insérée dans la Revue de Paris , à commis, à l'égard de ce manuscrit , de singulières méprises. «Vers le milieu du même siècle , dit-il , parurent un certain nombre de tragédies en rimes latines. Dans Tune d'elles, dont le héros est saint Martial de Limoges, Virgile, associé aux prophètes, vient avec eux à l'adoration du Messie, etc.» D'abord, saint Martial n'est pas le moins du monde le héros de la pièce. Il n'y est pas même question de lui. Le Mss. provient tout simplement de l'Abbaye qui portait à Limoges le nom de ce saint, d'où l'erreur de M. Charles Morice ; ensuite ce Mss. n'est pas du douzième siècle, mais du onzième ; enfin , il ne fallait pas mettre cette pièce au nombre des tragédies écrites en latin , d'abord parce que le mot tragédie , emprunté à l'abbé Lebeuf, est impropre pour désigner les mystères de Saint -Benoît-sur-Loire, dont je crois qu'on a voulu parler ; ensuite, parce que le mystère des Vierges folles est écrit plutôt en provençal qu'en latin.

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