Les Ailes de la Colombe
2. Lire surtout à ce point de vue le recueil de nouvelles intitulé : The bettcr sort. Il y a là le meilleur James... et le pire.
des mondains assujettis à Tétiquette du high-life, à l'existence de parade des salons. Tout Fart du monde, dans leur cas, étant donné la société qu'ils fréquentent, consiste à taire les catastrophes, à retarder les crises, à dissimuler les péripéties de la comédie humaine qu'ils n'ont pas intérêt à laisser voir. Soucieux, comme ils disent, « de ne pas produire en public le télescope^ » qui sert à leurs observations, « ils ferment la porte sur leurs impressions et les traitent comme un musée secret^ ». Bien fin qui saura. Ils ont des « moi » de rechange pour toutes les occurrences. Leurs mystères, il va sans dire, sont de surface. Ces mondains se connaissent pour s'être rencontrés, combien de fois! au même gala, et d'aucuns, qui jouent si bien aux étrangers, sont en relations légitimes ou autres. Il n'en faut rien laisser voir. La règle est de se ressembler les uns aux autres. La loi du secret qui prévient les divergences éventuelles entre personnes est admirablement gardée. La parade est parfaite! They ail make so good a show. Ils font si bonne figure. Pour ceux que rapproche le plus, sans que l'on s'en doute, une intrigue, il s'agit « de porter dans leurs mains frêles un cœur plein jusqu'au bord » et dont ils se sont promis « de ne pas laisser échapper une goutte ». Ils aiment ces mystères. Voyez-les aller et venir « avec leur secret derrière leur visage ». Gomme ils sont maîtres d'euxmêmes! S'il est parmi eux des observateurs en veine de découvertes, — et Dieu sait s'il en manque parmi ces oisifs! — quelle tentation de dépister ce somp-