MICHÉE MATTHIEU
Chap. V, 1-5. Chap. IL 4-6.
Assemble-toi maintenant par Et ayant rassemblé tous les
troupes, fille de troupes : on a mis principaux sacrificateurs et les
le siège contre nous ; on frappera scribes^ il s'informa d'eux où le
le prince d'Israël avec la verge sur Christ devait naître,
la joue. 5. Et ils lui dirent: C'est à
2. Mais toiBethléem,vers Ephrath^ Bethléem, ville de Judée: car quoique tu sois petite entre les milliers c'est ainsi que l'a écrit un prode. Juda^ c'est de toi que me sortira phète :
celui qui doit être dominateur en Israël^ 6. Et toi, Bethléem, terre de
et ses issues sont d' ancienneté, dès les Juda, tu n!es pas la moindre entre
jours éternels. les principales villes de Juda; car
3. C'est pourquoi, il les livrera c'est de toi que sortira le conducteur jusqu'au temps que celle qui est en qui paîtra Israël, mon peuple. travail d'enfant aura enfanté, et le
reste de ses frères retournera avec les enfants d'Israël.
4. Et il se maintiendra, et il gouvernera par la force de l'Eternel, et avec la magnificence du nom de l'Eternel, son Dieu. Et ils reviendront ; et maintenant il sera glorifié jusqu'aux bouts de la terre et c'est lui qui sera la paix.
5. Après que F Assyrien sera entré dans notre pays, et qu'il aura mis le pied dans nos palais, nous établirom contre lui sept pasteurs et huit princes pris du commun.
En juxtaposant les textes, on voit de suite que l'Evangéliste ne connaissait que très imparfaitement le texte de Michée, et qu'il ne s'est même pas donné la peine de vérifier si sa citation était exacte.
Et puis quel rapport existe-il entre la prophétie de Michée, où il est parlé du " temps ou r assyrien sera entré dans notre pays " et la naissance du " Jésus „ qui aurait eu lieu après la conquête romaine. Les exégètes me diront probablement que '•^ r<tAs syrien ^^ signifie, ici, ^'' le conquérant'^ en général, parce que Michée ne connaissait pas encore les Romains. Etrange ! Il est vrai que les théologiens sont très forts dans Fart d'adapter les textes évangéliques à ce qui n'a aucun rapport avec ceux-ci. Les adventistes, aujourd'hui, ne voient-ils pas dans chaque catastrophe et dans chaque guerre, un avertissement de la fin du monde et du retour du Messie sur notre terre.?... Ces bonnes gens ne se sont même pas encore aperçus qu'il y a eu des catastrophes et des guerres de tout temps.
D'ailleurs le Sauveur dont parle Michée n'est pas Jésus mais
probablement Adonaï, qu'il doit confondre, sans doute, avec Adonis adoré à Bethléem. Car autrement comment lui serait-il venu à l'idée de parler de Bethléem, et du Sauveur Adonis qui y renaît chaque année au Printemps ? — Ce qui vient confirmer ce fait c'est que la naissance du Christ et celle d'Adonis étaient jadis célébrées le même jour.
Quant à " '^B^ma " où l'on " entendit les pleurs de RacheT^ Le Massail s'agit probablement de Rama, " la Piété filiale^ le 'Œ^espect du j^^ ^^ "Devoir, dieu de la Justice " c'est-à-dire de Râma-Tchandra descendu du ciel pour détrôner Râvana devenu assez puissant pour vaincre les dieux du ciel et de la terre, et dont les faits et gestes nous sont rapportés par le " '\E(amayana ", écrit quatre siècles avant Jésus-Christ. Ce Rama peut être comparé au premier Jésus des Gnostiques et les plaintes de Rama à celles de Sophia, son épouse. ^
En tout cas, Rama, qu'on dit aussi être Arimathie, n'a rien à faire avec Bethléem où les enfants auraient été massacrés par ordre d'Hérode, fait inconnu des historiens de l'époque.
Mais où, diable ! St. Matthieu ou l'auteur de son Evangile a-t-il été chercher ce conte, si ce n'est aux Indes où on le retrouve dans la vie de Krchna ?...
Voici d'ailleurs le récit du Massacre de Kamça d'après le " T*rem Sagar " (Océan d'Amour) où il est question de
^ " Rama " signifie en réalité " un haut lieu " selon l'expression biblique où l'on sacrifiait les premiers-nés. Rachel, dont parle Jérémie, doit être une mère de famille dont on a sacrifié les enfants à l'Eternel, comme on faisait jadis à " Miphelcfzeth, " (l'Astarté des Anciens Hébreux) afin que celle-ci permît aux siens de retourner au pays, ** ... car ce que tu as fait aura sa récompense^ dit V Eternel, et on reviendra du pays de l'' ennemi. (Jérémie xxxi, 16.)
Prem- Laksmana, qui dans le " 'Œ(amayana " est le frère de Rama \
Sagar
Le mouni Narada avisa Kamça que Krchna, qui menaçait ses jours, devait s'incarner dans la descendance de Yadou. Alors le roi envoya tous les géants ses serviteurs avec l'ordre d'exterminer toute la race de Yadou.
Prenant toutes les formes les plus épouvantables, les démons se mirent à fouiller les villes, les villages, les maisons, à déchirer et à mettre en pièces tous ceux qui tombaient sous la main ou sous la dent ; tous les habitants qui purent s'enfuir quittèrent le pays.
A ce moment Rohani et les autres femmes de Vasoudéva, excepté Dévaki, se rendirent à Gokoul chez l'illustre, chez des pasteurs Nanda, le meilleur ami de Vasouvéda, et y reçurent un excellent accueil.
Alors Vichnou fit naître de ses yeux une forme humaine magique, à laquelle il ordonna : " Va dans le monde t'incarner à Matoura, où Kashyapa et Adity, aujourd'hui, Vasoudéva et Dévaki, sont tenus en prison par le tyran Kamça qui a tué leurs six premiers fils. Maintenant Dévaki était enceinte d'un septième fils qui est Laksmana ; tire-le du sein de Dévaki et place-le dans le plus grand secret, à la dérobée de tout ennemi, dans le sein de Rohani à Gokoul.
C'est ainsi que Balédéva naquit à Gokoul, le quatorzième jour de la lune de Savan. Ce même jour, la forme magique apparut en songe à Vasoudéva et à Dévaki, et leur dit : " J'ai pris votre fils, et je l'ai donné à Rohani. Soyez donc sans crainte ".
' On me demandera peut-être pourquoi je vais chercher mon Râma aux Indes. C'est précisément parce que j'y retrouve ce Râma frère de Laksmana dont il est question dans le " Massacre des Innocents Yadous " de la Vie de Krchna. Je ne dis pas que mon hypothèse soit exacte, mais je trouve qu'il est vraiment étrange que dans la vie du Krchna et celle du Christ, le récit du Massacre des descendants de Yadou et celui des Innocents, de Bethléem, il y ait à la fois un " Rama ", lequel dans le dernier récit n'a aucun sens.
En entendant ces mots, Vasoudéva et Dévaki s'éveillèrent et se dirent : " La divinité a bien fait ; mais nous devons informer de suite Kamça afin qu'il ne nous fasse aucun mal ". Alors ils. expliquèrent aux gardiens que l'enfant n'était pas venu à terme, et ceux-ci dirent au roi que le germe avait péri dans le sein de la mère, et qu'aucun enfant n'était né. Alors Kamça leur ordonna de redoubler de vigilance parce que c'était le fils des huitièmes couches qu'il redoutait.
En même temps, il multiplie les fers et les verrous. Il a honte de mettre à mort Dévaki, de nouveau enceinte, mais son enfant ne lui échappera pas. Il entoure la prison d'éléphants, de lions, de chiens et de ses plus terribles guerriers ; il veille lui-même nuit et jour, hanté par la vision d'un Krchna qui le tue.
Vasoudéva et Dévaki au contraire, sont rassurés par une apparition de la divinité, qui leur annonce sa prochaine naissance et leur délivrance, et par le chant des Védas que font entendre pour leur glorification, tout en restant invisibles, Brahmâ, Rudra, Indra et les autres déités.
M. Loisy qui a si bien critiqué Drews pourrait-il m'expliquer pourquoi St. Matthieu a mis dans son Evangile un récit contraire à la vérité et que l'on retrouve dans la mythologie de l'Inde?... Certes le " Ramayana " ne peut en aucune façon être comparé à la vie de Jésus selon les Evangiles synoptiques, mais Râma peut être comparé au Jésus des Gnostiques, lequel peut l'être au Rédempteur Horus, vengeur d'Osiris ; et Ravanadansle " '^R^mayana^'" peut parfaitement être comparé au Seth-Typhon
^ St. Matthieu n'aura probablement pas songé au prophète ; d'ailleurs le texte de celui-ci, (Jérémie XXXI, 15.) au milieu de son contexte, ne peut en aucune façon s'appliquer à un massacre. Il y a eu, simplement, ici, une réminiscence. " Râma " aura été confondu avec Rama, qui est au Nord de Jérusalem. A mon avis, l'auteur doit avois
égyptien. Dans les deux cas, nous retrouvons le mythe solaire.
Les Quoi d'étrange alors qu'Hippolyte nous cite un hymne
naasenien, par lequel Jésus supplie son rere de lui permettre de descendre sur la terre pour enseigner aux hommes la vraie sagesse.
" Il faudrait prouver, dit M. Loisy, que l'hymne des Ophites est antérieur à tout rapport de la secte avec le Christianisme. On ne le prouve pas et on ne peut pas le prouver. Ce Jésus mythique n'est amené ici que pour le besoin de la cause. "
M. Loisy est vraiment trop afErmatif. Je dis qu'il est, avant tout, " théologien ".
" On ne peut pas le prouver ", décrète-il. Napoléon disait pourtant : " Impossible n'est pas français ".
Essayons. Il nous reste deux hypothèses.
Ou bien l'hymne est antérieur ou bien il est postérieur.
S'il est antérieur, ces Ophites croyaient en Jésus avant l'ère chrétienne.
S'il est postérieur, ces Ophites croyaient en Jésus après l'ère chrétienne.
Mais du moment qu'ils croyaient en un mythe de Jésus,
les plaintes de Kamçalya ; mère de Râma pour celles de Rama. On ne doit pas oublier que les Grecs qui se rendaient aux Indes ne connaissaient que très imparfaitement la langue du pays ; et de même que Justin prit à Rome " ^emo Sancitis " pour Simon le Magicien, Matthieu, ou l'auteur de son Evangile, peu avoir pris les plaintes de Kamçalya, mère de Râma, pour celles de son fils, en confondant la légende de Krchna et celle de Râma. Pour savoir établir la vérité, il faudrait connaître le récit qu'a entendu raconter l'évangéliste et connaître celui qu'il a écrit. En tout cas, un autre trait de ressemblance qui pourrait faire supposer que Râma fut parfois confondu avec Krchna, c'est que Râma et Krchna signifient tous deux " le Noir. "
que celui-ci fût antérieur ou postérieur, n'étaient-ils pas des chrétiens?...
Enfin comment admettre que des Naaséniens qui habitaient ou du moins avaient habité la Judée, aient pu croire à un Jésus incorporel ou à un simulacre de Jésus, alors que celui-ci aurait vécu au milieu d'eux?...
Et dans le cas où ils croyaient à un Jésus corporel, n'étaientils pas des chrétiens ?...
Je ne comprends pas la sévérité de M. Loisy pour cette assertion de M. Drews. M. Loisy ne sortira-t-il donc jamais de ses " Évangiles synoptiques " ? En faisant ces deux gros volumes qui sont un chef-d'œuvre, il a pourtant dû s'apercevoir qu'on ne peut pas toujours avoir foi en tout ce que les évangélistes nous racontent.
Mais revenons à notre Jésus-Bouddha.
Dans le Bouddha, beaucoup ont reconnu un Nazaréen, {Nazarénien^) ; pour certains Grecs qui ne comprenaient pas la signification de ce mot cela devint vite " un habitant de Nazareth ", et pour les Juifs alexandrins qui ne connaissaient pas la Palestine, cela ne fut pas difficile à admettre, quoiqu'il soit démontré que la dite bourgade n'ait jamais existé à l'époque où l'on place son existence. Cependant on l'a retrouvée depuis,... il est vrai, qu'on a aussi retrouvé les pantoufles de St. Joseph, la queue de l'âne de Jésus-Christ et même un peu de souffle du Seigneur... dans une petite fiole ! Ed. Stapfer, qui après avoir été juif, devint bon chrétien, nous a décrit la maison ■de Jésus et cette bourgade d'une façon admirable ; il a même
' De " na%ir " = pur ; ceux qui avaient fait le voeu de se consacrer à Dieu' Dans le " Ginzâ " ils sont appelés Nâsorâjê.
Marbre du Vatican Quelle est cette Divinité ?
Est-ce Hermî^s Criophore ?... Orphkus ?... Mithra ?... ou le Christ?.
fixé le nombre de ses habitants, de 1500 à 2000 environ..., qui tous doivent certainement avoir connu le thaumaturge et n'ont pas cru en lui, ce qui est vraiment aussi un grand miracle. De tout cela, il reste encore... une fontaine! Notre historien... catholique, cet adjectif est nécessaire, reconnaît pourtant que l'histoire de l'enfance de Jésus est pleine de légendes, et ne pouvant distinguer le vrai du faux, il nous dépeint sa jeunesse comme... semblable à celle de tous les enfants de la Palestine actuelle..., étant d'avis, que l'histoire de l'enfance de Jésus devait être identique. C'est là une façon de faire de l'histoire... religieuse, mais ce n'est pas de la critique historique, basée sur des faits sérieux.
Voici maintenant le
PARALLELE ENTRE LA VIE DE KRCHNA, CELLE DE BOUDDHA ET CELLE DU CHRIST :
Les parents de Krchna se rendent à Muttra pour payer la taxe.
La naissance de Krchna est annoncée par une étoile.
Le recensement de Quirinus amè^e
les parents de Jésus à Jérusalem.
La naissance du Christ également.
Des esprits célestes chantent dans les nuages.
Le même fait se produit.
Mithra et Adonis naissent dans une grotte. Bouddha dans une grotte d'or.
Jésus de même.
Krchna naît,d'après l'une version, en prison ; mais dans une autre,
Même cas pour Jésus.
Par a 11} le entre la
Vie de Krchna .,
celle de
Bouddha
et celle du
Christ
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fixé le nombre de ses habitants, de 1500 à 2000 environ..., qui tous doivent certainement avoir connu le thaumaturge et n'ont pas cru en lui, ce qui est vraiment aussi un grand miracle. De tout cela, il reste encore... une fontaine! Notre historien... catholique, cet adjectif est nécessaire, reconnaît pourtant que l'histoire de l'enfance de Jésus est pleine de légendes, et ne pouvant distinguer le vrai du faux, il nous dépeint sa jeunesse comme... semblable à celle de tous les enfants de la Palestine actuelle..., étant d'avis, que l'histoire de l'enfance de Jésus devait être identique. C'est là une façon de faire de l'histoire... religieuse, mais ce n'est pas de la critique historique, basée sur des faits sérieux.
Voici maintenant le
PARALLELE ENTRE LA VIE DE KRCHNA, CELLE DE BOUDDHA ET CELLE DU CHRIST :
Les parents de Krchna se rendent à Muttra pour payer la taxe.
La naissance de Krchna est annoncée par une étoile.
Des esprits célestes chantent dans
les nuages.
M-ithra et Adonis naissent dans une grotte. Bouddha dans une grotte d'or.
Krchna naît,d'après l'une version, en prison ; mais dans une autre,
Le recensement de Ouirinus amené
les -parents de Jésus à Jérusalem.
La naissance du Christ également.
Parallèle entre la
Vie de Krchna.^
celle de
Bouddha
et celle du
Christ
Le même fait se produit.
Jésus de même.
Même cas pour Jésus.