NOUÏT PORTANT LA BARQUE SOLAIRE
Or il se fit qu'au temps de la création, une larme coula des yeux du Créateur ; cette larme donna naissance au premier homme.
interprétation nouvelle conciliant les deux écoles faisant différemment d'Osiris •et d'Isis, tantôt des dieux agraires tantôt des dieux astraux.
' 68 LIFRE I. CHAPITRE IL
Du temps où Râ régnait encore, la terre était un vaste jardin où le premier homme Tem vivait dans une félicité parfaite.
Tem avait été fait à l'image de Toum et on l'appelait aussi UAdam Atoum (Ato-um, Atam, Adam).
Egyptien Mais l'homme se révolta contre son père, à l'instigation du, serpent et de la femme.
Et l'on peut voir sur le cercueil de Ramsès VI, (vers I200. av. J.-C.) et sur un cercueil saïte du Louvre, " un personnage viril se tenant debout devant un serpent à deux bras et à deux jambes qui lui offre un fruit rouge, ou tout au moins un petit objet rond peint en rouge. "
" Ce fruit était celui de l'arbre qui donne au mort la connaissance divine, quiconque se tient sous lui est un dieu. " ^
Les hommes s'étant révoltés, Râ convoqua Shou et Tafnouit,. Seb et Nouît et leur dit :
" Voici : les hommes qui sont nés de moi-même prononcent des paroles contre moi. Dites-moi ce que vous feriez à ce sujet. J'ai attendu et je ne les ai pas tués avant de vous avoir entendus. "
Le Conseil fut d'avis qu'il fallait détruire toute la race
humaine, et ce fut Hâthor, fille de Râ, qui fut chargée de cette
besogne.
UExter- Elle massacra plusieurs jours durant, piétinant dans le sang,
mmation -^^^ç, ^^ meurtre ; elle eût tout exterminé, si le dieu n'eût eu
desprermers ^ a / ^
hommes pitié des hommes et ne l'eût détournée de son dessein par un stratagème. Il emplit sept mille cruches de mandragores,, macérées dans du sang humain et versa cette boisson sur les.
^ Lanzone, " Dizionario di Mitologia Egizia'^ pi. C. L. XXII.
bc)
champs de la déesse ; celle-ci se mit à boire et oublia les hommes. Les survivants vinrent s'offrir au dieu pour combattre les derniers rebelles.
Râ conclut " une alliance " avec eux et leur pardonna en ces termes :
" Vos péchés vous sont remis ; le meurtre (des rebelles) écarte le meurtre (de tous les hommes) de la viennent les sacrifices. " ^
Barque servant au transport de l'ame du mort dans l'autre vie, telle qu'on en a trouvé une quantité dans les tombeaux d'Egypte
Un des plus anciens récits de l'histoire de la création et de la lutte des géants est celui que l'on retrouve dans le " Livre d'Hénoch " dont nous donnerons la version plus loin. Quant au déluge, il n'en est pas question ici, mais un autre passage du " Livre des ^SMorts " nous parle en ces termes du châtiment des hommes par l'eau :
^ Ed. Naville, " La Destruction des Hommes par Râ, " ap. Tramacticm ofthe Society oj Biblical archeology, t. IV, p. I.
Le déluge Toum répond au défunt :
dans le " Je m'en vais défigurer ce que j'ai fait. Cette terre deviendra
Livre des ^^ l'eau par une inondation, comme elle était au commencement.
Morts ^ ^. , ^ • • » 1
Je resterai seul avec Osiris.
La tenta- La scène de la tentation d'Eve trouve peut-être son origine
tîon d^Eve ^ i ' j • ^ ^ '
, ; dans une légende qui nous est rapportée par un papyrus, commythologie mente par M. Lefébure dans son ouvrage : " Un Qhapitre de égyptienne ^^ Qhronique solaire ". Nous y lisons :
Isis était une femme habile en paroles ; son cœur était dégoûté de la société des hommes, elle préférait la société des dieux, elle estimait fort le monde des esprits. Ne pourrait-elle pas, dans le ciel et sur la terre, être pareille à Râ, posséder la terre et être déesse, par le moyen du Nom du dieu auguste ? — Or Râ venait chaque jour, à la tête de ses nochers, • s'installer sur le trône du double horizon. Le dieu avait vieilli ; la bouche lui gouttait, la salive lui coulait vers la terre. Isis pétrit cela dans sa main ; avec de là terre et ce qui était dessus, elle composa un serpent sacré. Et le serpent sacré mordit Râ : le dieu ouvrit la bouche et son cri monta jusqu'au ciel. Son cycle divin de dire : " Qu'est-ce que c'est } " et ses dieux : " Qu'y a-t-il ? " Il ne put répondre : ses mâchoires claquaient, tous ses membres frissonnaient, le venin s'emparait de sa chair. Des magiciens furent appelés et Isis pleine de charmes dit : " Quoi donc. Père divin } Un serpent a répandu les maux en toi .? Une de tes créatures a dressé la tête contre toi } " — Pour le guérir, elle lui demanda de lui révéler son Nom.
La Malédiction du Râ maudit ensuite Seb (la terre) et " les serpents qui sont en lui^ Serpent
' Ed. Naville, " Religion des anciens Egyptiens, "
A. Moret, " Au Temps des Pharaons. "
De là naquirent deux usages : le sacrifice de la circoncision Lacinonet la purification mystique du baptême. Un tombeau memphite ""!i^.^/^ nous a conservé une représentation de l'opération chirurgicale; quant au baptême, on peut le voir figuré à Deir-el-Bahari et à Louxor dans la chambre des naissances, où se pratiquait cette purification lorsqu'un enfant royal venait au monde. ^
Si les évangélistes font baptiser Jésus, c'est surtout comme descendant de David et parce qu'il était d'origine royale et divine. Jésus comme fils du 'Œ^ère divin devait donc être purifié aussi par suite de la faute de sa mère, fait qui n'est pas admissible autrement, car il eût été illogique que se sachant Dieu et fils du créateur Yahvé, — lequel 7î' institua pas le baptême — que Jésus ait senti le besoin de se faire laver du péché originel, alors qu'il n'en était pas souillé.
Au chapitre XVII du " Livre des éMorts ", nous lisons d'ailleurs :
Je suis de la, terre, je viens de ma ville. J'ai détruit mes impuretés, j'ai anéanti mes souillures. Qu'est-ce que cela } (glose) : c'est le retranchement de la honte de l'Osiris Noum.
Toutes mes souillures sont écartées. Qu'est-ce que cela ? (glose) J'ai été purifié le jour de ma naissance dans le grand lac de Natron où résident Râ et la justice. — Toutes les souillures qui m'appartiennent. Qu'est-ce que cela.? (glose) Cest ce qu a fait Osiris Noum contre les dieux depuis qu'il est sorti du sein de sa mère.
Et au chapitre LXIV :
Je m'approche du dieu. // ny a plus de souillures de ma mère en moi.
' Moret, " Ju Temps des Pharaons. "
diatologte Aux chapitres XVII et CXXV du " Livre des ^Morts " est xyptienne ^^q^\^ ç.ç. q^g l'homme devra répondre au tribunal d'Osiris. La hrètienne même croyance en un tribunal suprême passa au Christianisme sous l'influence des idées judéo-égyptiennes et greco-latines. On remplaça Osiris par le " Jésus " ou " Yahvé-sauveur " et les autres personnages devinrent la Vierge Marie, (Isis) le diable et St. Michel. St. Pierre est le concierge et les anges mènent la barque des âmes au Paradis.
Ce passage du chapitre CXLV du " Livre des Morts " fait songer déjà à la Mère de Dieu que les chrétiens prient à leur dernière heure :
La Flottille du mort
J'ai fait mon chemin, je te connais, je connais ton nom, je connais le nom du dieu qui te garde, dame du Ciel, régente de la terre, ^^ Inspirant la vénération à la terre par ton flanc'' est ton
nom Je suis purifié dans Peau ou s'est purifié Osiris à qui on a
donné la barque Sekhti avec la barque Mat à sa sortie de la Grande Plaine (Mehour) et il a passé les pylônes.
Les chrétiens simplifièrent de beaucoup la version ; c'est pourquoi elle se grava plus facilement dans le cerveau du peuple et prévalut. — On sait qu'il n'est pas dit un mot du jugement des morts dans l'Ancien Testament. ^
' Natham Sôderblom, " La Fie Future, " — Etude d'Eschatologie comparée.
■hatolo'ri vpthmnr
Aux chaoitres XVlï et CXXV du " Livre des -SMoru " est décrit ce que ri'idrnme devra répondre au tribunal d'Osiris. La hiû>j>;û môiiAe croyance en un tribunal suprême passa au Christianisme sous Finfluence des idées judéo-égyptiennes et greco-latines. On remplaça Osiris par le •" yésus " ou "•'" 'YaJive.-sauveur " et les autres personnages devinrent la Vierge M'aric, (Isis) le diable • et St. Michel. St. Pierre est le concierge et les anges mènent la barque des âmes au Paradis.
Ce passage du chapitre CXLV du ■"' Ldvrc des JSiorts " fait songer déjà à la Mère de Dieu que les chreijeas prient à leur dernière heure :
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La Fy-orriLLE m; mort
J'ai fait moii cheminj je te connais, je coiusais ton nom, je con.nais le nom du. dieu qui te garde, dame du Cifi^ régerite de la ierre^ ^^ Inspiranria vénéraùon a la terre par ton flanc '' est ton.
' nom. Ji s/às pur'ijlé dans Venu ou s'est purifié Osiris à qui on a
donné la burquc Sekhti avec: la barque Mal à sa sortie de la Grande P.iaiuc (Mehour) et il a passé les pylônes,,
Les chrétiens simplifièrent de beaucoup la versior^ , c'est pourquoi elle se' grava plus facilement dans le cerveau du
peuple et prév;ilut. - - On sait qu'il rfest pas dit un mot du
jugement des morts dans TAncien Testament. '
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Thèbes, la ville d'Amon, la légende varie déjà. LaCréa-
Tout d'abord était Nou (Noun), l'océan primordial/'"'^ ^'^f^^^
^ ^ ^ version
Il est unique. Cependant il est triple en un. Il est son père, thébaine sa propre mère et son fils. Il est infini, éternel, le souverain maître et la bonté même. Il crée ses propres membres qui sont les dieux. Amon-Râ est l'âme du soleil. Il est le soleil lui-même. Il est sa lumière. Sa barque des millions d'années enveloppée dans les replis du serpent Mihni glisse éternellement sur les ondes célestes entourée des dieux émanés de lui et qui sont ses membres. Horus — qui plus tard se transformera en St. éMîchel^ — sonde l'horizon pour percer l'ennemi de sa lance ; un autre Horus est au gouvernail et guide la barque où rament les Akhimou-Ourdou et les Akhimou-Sokou. Nouhiho, le démon a été repoussé ; " les enfants de la rébellion n ont plus de force ".
Le nom d'Amon-Râ est secret, comme celui de Yahvé, et ^^°^--^^ nul ne peut le prononcer. Son âme examine ceux qui sont dans le ciel inférieur et " les âmes sont dans le ravissement matin et soir. " C'est lui qui adoucit les souffrances d'Osiris. Il a illuminé la terre plongée dans les ténèbres.
" 11 a soulevé le ciel d'en haut pour élever son âme, il a voilé le ciel inférieur pour y cacher ses formes funéraires.
^ Et St. Michel sera aussi plus tard identifié au Christ. — Au Louvre (Salle des monuments religieux) se voit un bas relief représentant Horus, à cheval, perçant de sa lance un crocodile, symbole de l'Esprit du Mal et des Ténèbres. L'œuvre date de 300 à 400 ans après J.-C. — Notre Horus étant, ici, revêtu de l'uniforme militaire romain, M. Clermont-Ganneau, a assimilé, avec juste raison, celui-ci à St Georges tuant le dragon ou Léviathan.
Il a élevé le ciel d'en haut à la longueur de ses bras ; il a élargi la terre à l'écartement de ses enjambées.
Il a réjoui le ciel d'en haut par la grandeur de son âme ; et la terre le craint grâce à l'oracle de sa statue.
Il est rèpervier saint^ à l'aile fulgurante ; le Phénix aux multiples couleurs.
Il est le grand lion qui par lui-même ouvre les voies de la barque Soktit, la barque du Soleil.
Il se rue, mâle, sur les femelles.
Taureau la nuit, chef en plein jour, il est le beau disque bleu... (qu'on voit au-dessus de la tête des autres dieux.)
11 est roi du ciel, souverain sur la terre.
Il est Râ, créateur des êtres ; Toutounem, le vivificateur des êtres intelligents.
Son œil droit est le soleil et son œil gauche est la lune.
Les hommes sont sortis de ses deux yeux ^ et se sont répandus à la surface de la terre " troupeau de Râ " divisé en Nahsis (noirs), sous le patronage d'Horus, et en Amous (blancs) sur lesquels Soktit la déesse a la tête de lionne étend sa protection ^ Cette Soktit prendra bientôt les apparences de Kronos.
^ Papyrus de Boulaq. XI, p. 6.
- Maspero, " Histoire ancienne des peuples de P Orient. "
Voir aussi : " Bibliothèque Egyptologique " Tomes XXVII et XXVIII : " Etude de Mythologie et d^ Archéologie égyptienne,'^ ^ât M.s.s^Qxo.
Ed. Naville, " Papyrus Funéraires de In XXI^ Dynastie. " .r ; .
LIFRE I. CHAPITRE IL 75
Ici, je crois utile d'intercaler une conception intermédiaire entre la version égyptienne et la sémitique, quoique elle soit de beaucoup moins ancienne. Elle expliquera mieux les rapports existants entre ces deux versions.
D'après le gnostique Satornilus, successeur de Ménandre, le . „ ^"
. "^ . , . , , . iion d après
"Père éternel inconnu" avait tout d'abord créé les anges. ^ Puis lesgmstiles anees créèrent le monde et tout ce qu'il renferme, aussi ?"^^f '^^"
tornilus en
l'homme fut-il créé par eux, un jour qu'ils eurent ^^particulier l'Eternel. L'homme fut ainsi fait à l'image de Dieu, mais il rampait à terre comme un ver. I^e Feu divin et éternel lui envoya une étincelle de vie qui le releva ; cette étincelle retourne 2i\xfeu divin après la mort de chaque homme. ^
h^feu chez les Gnostiques remplit toujours un rôle divin. ^ . C'est grâce au feu que l'homme possède en lui, et qui est une divin partie de la divinité, qu'il vit; et qu'étant ^^en chaleur'\ il a le
Maspero, " Histoire ancienne des Peuples de r Orient Classique ^ — " Histoire Générale de VArt : Egypte " Coll. Ars-Una.
■ Amélineau, "Résumé de PHistoire de P Egypte, " " Les Nouvelles Fouilles d^Abydos, " " Le tombeau d'Osiris. "
Catalogue général des Antiquités Egyptiennes du Musée du Caire. (Leroux, Paris.)
Annales du Service des Antiquités de P Egypte. (Leroux, Paris.)
Le Musée Egyptien. (Leroux, Paris.)
Mémoires publiés par la Mission Archéologique Française du Caire, sous la direction de G. Maspero.
Dans Bibliothèque d'Etudes du Musée Guimet : Tomes XIV, XV, XXII, XXIV, fac. I et 2, XXV.
Annales du Musée Guimet: Tomes IX, X, XVI, XXVIII, XXX, XXXII.
Ils furent d'abord sept comme les Amesha-Spentas. Parmi ceux-ci, il faut compter le Dieu des Juifs qui n'était qu'un éon du Père inconnu. — Comparez aux sept grands dieux égyptiens, soit huit avec Toum-Râ.
E. Amélineau, " Essai sur le Gnosticisme Egyptien. " Eugène De Paye, " Gnostiques et Gnosticisme. "
LIFRE I. CHAPITRE IL
pouvoir de procréer. L'âme est, de même que l'esprit, une flamme qui fait partie au feu éternel vers lequel tout retourne. La légende racontant que le jour de la Pentecôte le Saint-Esprit descendit sur les apôtres sous la forme de langue defeu^ trouve encore son origine dans la croyance que l'Eternel était de feu, de même que toutes ses émanations ou éons. Voici comment Ezéchiel nous décrit la " Mercahah " divine :
La parole de Yahvé fut adressée à Ezéchiel, fils de Bouzi, prêtre au pays des Chaldéens près du fleuve de Kebar, et la main de Yahvé fut là sur lui. Je regardai donc, et voici qu'un tourbillon de vent vient du Nord, une épaisse y«w<?(? et un feu tournoyant et la splendeur était tout autour ; au centre^ il y avait comme un métal sortant du feu. ^
Parallèle >^HEz les Chaldéens,- la légende de la Création a sensible-
'ntrelaver-m^ , .
sion de la V^>< ment changée. Mais on peut toutefois y retrouver les Création mêmes origines.
selon les
égyptiens et ^n petit parallèle fera mieux ressortir les rapports :
les Chaldéens RECIT CHALDEEN 2 RECIT EGYPTIEN
Au commencement rien n'existait que l'Abîme de l'eau
Lorsqu'en haut le ciel n'était pas nommé Et qu'en bas la terre n'avait pas de nom De l'océan Apsou primordial, leur père Et de la tumultueuse Tiamaty leur mère à
tOUSy
Les eaux se confondaient en un
primordiale
NOU ou NOUN
' Voir Ezéchiel Chap. i et lo.
S. Karpe, " Etudes sur les Origines et la Nature du ZoAar. "
^ Le P. Paul Dhorme, " Chix de Textes religieux assyro-babyloniens. ■"
LIFRE I. CHAPITRE IL 77
DES deux versions naquit un récit intermédiaire, le récit Version phénicien, dont Philon de Byblos travaillant sur \ç^q, Phénicienne vieux manuscrits des bibliothèques sacerdotales, essaya, — nous a-t-il été rapporté par Sanchoniaton, — de nous donner la condensation :
Au commencement était le chaos (hohou) et le chaos était plein de ténèbres et troublé, et le souffle (rouah) flottait sur le chaos. ^
Les sept tablettes chaldéennes de la création du monde
{British Museu7n)
DE cette version il en sortit une autre dont voici également j/ersion le commencement pour qu'on puisse mieux en distinguer Elohiste les rela4ons. Il s'agit de la version Elohiste :
G. Maspero, " Histoire ancienne des peuples de P Orient. "
78 LIFRE I. CHAPITRE II.
Au commencement Elohim créa les cieux et la terre. La terre était un chaos ; le souffle d'Elohim se mouvait sur les eaux.
Version moderne
ETTE version donna naissance à la version moderne :
Dieu créa au commencement ciel et terre Et la terre était sans forme et vide, et les ténèbres étaient sur la face de l'abîme et r Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux.
^oum, Es- Cet Esprit de Dieu, cet ancien souffle d'Elohim, ce rouah qui flottait sur les eaux ou le chaos, n'est autre que Vessence du dieu primitif Toum^ qui d'après les anciens prêtres égyptiens portait en elle la forée génératrice des êtres et des choses. Je poursuis mon parallèle :
TEXTE CHALDEEN
Les joncheras n'étaient pas fixées, les fourrés de roseaux n'étaient pas vus
Alors qu'aucun des dieux n'était créé, — Qu'aucun nom n'était nommé, qu'aucun destin n'était fixé — Les dieux furent créés dans. . . le ciel (?) [le mot manque)
Laghmou et Laghamou furent créés. . .
Anshar et Kishar furent créés en plus