‹ Mythes & légendes [microform]Chapitre 8 sur 57 · L. De Milloué, " Le Brahmanisme · texte numérisé non relu

L. De Milloué, " Le Brahmanisme

Les géants, fils des anges (Taprh le Livre d'Hénoch

84 LIFRE I. CHAPITRE IL

SUR cette légende vinrent se greffer les détails suivants qui nous sont rapportés au chapitre III du " Livre d'Hénoch : " ^

Quand les enfants des hommes se furent multipliés dans ces jours, il arriva que des filles leur naquirent élégantes et belles.

Et lorsque les anges, les enfants des cieux, les eurent vues, ils en devinrent amoureux, et ils se dirent les uns aux autres : choisissons-nous des femmes de la race des hommes et ayons des enfants avec elles.

Alors Samyaza, leur chef, leur dit : Je crains bien que vous ne puissiez accomplir votre dessein. Et que je supporte seul la peine de votre crime.

Mais ils lui répondirent : Nous vous le jurons et nous nous lions par de mutuelles exécrations ; nous ne changerons rien à notre dessein, nous exécuterons ce que nous avons résolu.

En effet, ils jurèrent et se lièrent entre eux par de mutuelles exécrations. Ils étaient au nombre de deux cents qui descendirent sur Aradis^ lieu situé près du mont Armon.

Cette montagne avait été appelée Armon, parce que c'était là qu'ils avaient juré et s'étaient liés par de mutuelles exécrations.

Voici le nom de leurs chefs : Samyaza, leur chef, Urakabarameel, Akibeel, Tamiel, Ramuel, Danel, Azkeel, Sarakmyal, Asael, Amers, Batraal, Anane, Zavebé, Samsaveel, Ertael, Turel, Yomyael, Arazael. Tels furent les chefs de ces deux cents anges et le reste était tous avec eux et ils leur enseignèrent la sorcellerie, les enchantements et les propriétés des racines et des arbres.

Et ces femmes conçurent et elles enfantèrent des géants dont la taille avait trois cents coudées. Ils dévoraient tout ce que le travail des hommes pouvait produire et il devint impossible de les nourrir. Alors ils se tournèrent contre les hommes euxmêmes afin de les dévorer.

Abbé Migne, " Dictionnaire des apocryphes.

LIFRE I. CHAPITRE IL

Cette légende fut écrite à l'époque à laquelle tant d'autres épopées et romans religieux virent le jour, c'est-à-dire un peu avant la naissance de la légende du Jésus d'Israël, laquelle en est un rejeton.

Le Récit babylonien du Déluge

Aïs revenons à la légende du déluge suivant les Assyriens.

Récit

Nous connaissions déjà depuis longtemps le récit que ^" ,"p' nous en donna Bérose. (Fragments XV-XVI). Voici m^àntQ- nien du dénant la version telle qu'elle a pu être plus ou moins reconstituée ^^^^

Les géants^ fils des anges d\/prcs le Livre d^Hénoch

UR cette légende vinrent se greffer les détails suivants qui nous sont rapportés au chapitre III du " hivre d'Hé?îoch : " ^

Quand les enfants des hommes se furent multipliés dans ces jourSj il arriva que des filles leur naquirent élégantes et belles.

Et lorsque les anges, les enfants des cieux, les eurent vues, ils en devinrent amoureux, et ils se dirent les uns aux autres : choisissons-nous des femmes de la race des hommes et ayons des enfants avec elles.

Alors Samyaza, leur chef, leur dit : Je crains bien que vous ne puissiez accomplir votre dessein. Et que je supporte seul la peine de votre crime.

Mais ils lui répondirent : Nous vous le jurons et nous nous lions par de mutuelles exécrations ; nous ne changerons rien à notre dessein, nous exécuterons ce que nous avons résolu.

En effet, ils jurèrent et se lièrent entre eux par de mutuelles exécrations. Ils étaient au nombre de deux cents qui descendirent sur Aradis^ lieu situé près du mont Armon.

Cette montagne avait été appelée Armon, parce que c'était là qu'ils avaient juré et s'étaient liés par de mutuelles exécrations.

Voici le nom de leurs chefs : Samyaza, leur chef, Urakabarameel, Akibeel, Tamiel, Ramuel, Danel, Azkeel, Sarakmyal, Asael, Amers, Batraal, Anane, Zavebé, Samsaveel, Ertael, Turel, Yomyael, Arazael. Tels furent les chefs de ces deux cents anges et le reste était tous avec eux et ils leur enseignèrent la sorcellerie, les enchantements et les propriétés des racines et des arbres.

Et ces femmes conçurent et elles enfantèrent des géants dont la taille avait trois cents coudées. Ils dévoraient tout ce que le travail des hommes pouvait produire et il devint impossible de ]es nourrir. Alors ils se tournèrent contre les hommes euxmêmes afin de les dévorer.

^ Abbé Mignc, " Dictionnaire des Apocryphes. "

LIFRE I. CHAPITRE IL

Cette légende fut écrite à l'époque à laquelle tant d'autres épopées et romans religieux virent le jour, c'est-à-dire un peu avant la naissance de la légende du Jésus d'Israël, laquelle en est un rejeton.

Lk Rkcit lîAin'LOiN'iEN DU Dklugk

MAIS revenons à la légende du déluge suivant les Assyriens. Nous connaissions déjà depuis longtemps le récit que /',' j^^p'' nous en donna Bérose. (Fragments XV-XVI). Voici m^iintc- nien du dénant la version telle qu'elle a pu être plus ou moins reconstituée

luge

par Jérémias, d'après les tablettes qui se trouvent au British Muséum. ^

Gilmanès lui dit à Outa-napishtim l'Eloigné : Je te considère, ô Outa-napishtim, ton apparence n'est pas différente, tu es comme moi ; et tu n'es pas différent, toi, tu es comme moi ; ton cœur est en parfait état, pour faire le combat, et tu te couches sur le flanc, sur le dos... ^ Comment t'es-tu élevé, et . dans l'assemblée des dieux, as-tu trouvé la vie ^ ''

Outa-napishtim lui dit, à Gilmanès : " Je vais te révéler, Gilmanès, une parole secrète, et un secret des dieux, à toi, je te le dirai : Shourippak, ville que tu connais, qui sur la rive de l'Euphrate est située, — cette ville est vieille et les dieux (qui habitent) en elle — a poussé leur cœur à faire le déluge, eux les dieux grands. En elle leur père Anou, leur conseiller, le héros En-lil, leur messager Ninib, leur chefEnnougi; Ninigiazag, Ea, siégeaient avec eux ; leur parole, il la répéta à une haie de roseaux : " Haie de roseaux, haie de roseaux, écoute ! Mur comprends !

Homme de Shourippak, fils d'Oubara-Toutou, détruis la maison, construis un vaisseau, laisse les richesses, cherche la vie, déteste la richesse et conserve la vie, fais monter la semence de vie de toute sorte à l'intérieur du vaisseau. Quelles soient mesurées ses dimensions !

Le vaisseau que tu construiras, toi, qu'elles se correspondent sa largeur et sa longueur !

Sur l'Océan place-le !

Moi, je compris et je dis à Ea, mon maître : Oui, ce que tu as

^ Il existe plusieurs fragments de récits au British Muséum ; celui que nous reproduisons ici est celui qui a été traduit par le P. Paul DJiorme dans son " Choix de textes religieux A ss'^ro-Baby Ioniens " d'après la reconstitution de Haupt, dans " Nimrod- Epos, " trad. de Jérémias, d. " Izdubar-Nimrod. "

* Les points représentent des lacunes dans le texte.

LIFRE I. CHAPITRE IL 87

dit ainsi, j'en fais grand cas, moi, je le ferai. Mais que répondraije à la ville, à la foule et aux anciens ?

Ea ouvrit sa bouche et il parla, il dit à moi son serviteur :

toi, tu leur parleras ainsi : moi, En-lil (^Bêl) m'a détesté, je

ne demeurerai plus dans votre ville ; sur le sol de En-lil, je ne mettrai plus ma face \je descends vers F Océan^ j' habiterai avec Ea^ mon Seigneur. Sur vous, il vous fera pleuvoir l'abondance, capture

de poissons,... abondante récolte le chef des ténèbres,.... il

vous fera pleuvoir une pluie de saleté.

Lorsque le petit jour brilla (Ici il y a une lacune de six lignes)

le faible... porta du bitume, le fort dans.... apporta le nécessaire.

Au cinquième jour, je traçai son plan : quant à son enceinte, ses murs étaient hauts de 120 coudées, le pourtour de son toit mesurait également 120 coudées. Je traçai ses contours, je les dessinai ; je le recouvris jusqu'à 6 fois. Je partageai son.... en 7, son intérieur je le partageai en 9. J'enfonçai en son milieu des chevilles contre les eaux, j'avisai une rame et je plaçai le nécessaire ; 3 shar d'asphalte à l'intérieur ; ses porteurs de corbeilles

apportèrent 3 shar d'huile : je laissai un shar d'huile que dévora le sacrifice 2 shar d'huile que cacha le batelier. Pour les gens j'immolai des bœufs. Je tuai des béliers chaque jour ; de moût, de vin de sésame, d'huile et de vin, j'abreuvai la foule comme avec les eaux du fleuve ; je fis une fête comme au jour du nouvel an. (comme au jour de l'akitou) J'ouvris, je mis ma main dans

l'onguent ; avant le coucher du soleil était achevé le vaisseau

étaient difficiles, les constructeurs apportèrent le giru (F) du vaisseau ; en haut et en bas, ses deux tiers.

Tout ce que j'avais, je le chargeai, tout ce que j'avais d'argent, je le chargeai ; tout ce que j'avais d'or, je le chargeai ; tout ce que j'avais, je le chargeai ; toute semence de vie, je fis monter à l'intérieur du vaisseau ; toute ma famille et ma parenté, le bétail de la campagne, les animaux de la campagne, les artisans, eux tous, je les ûs monter.

Shamash avait fixé le moment : le chef des ténèbres, au soir, fera pleuvoir une pluie de saleté. Entre à l'intérieur du vaisseau et ferme ta porte. "

Cet instant arriva : Le chef des ténèbres, au soir fit pleuvoir une pluie de saleté ; du jour, je regardai l'aspect, à considérer le temps, j'eus peur, j'entrai dans le vaisseau et je fermai ma porte ; pour la direction du vaisseau à Pouzour-Kour-gal, le batelier, je confiai le bâtiment avec ses objets.

Lorsque brilla le petit jour, du fondement des cieux monta une nuée noire, Adad en elle rugissait ; Nabou et le Roi marchent en avant ; ils vont les hérauts, par la montagne et le pays ; Nergal arrache le mât.

11 va, Ninib, il fait marcher l'attaque ; les Anounnaki ont porté les torches, par leur éclat, ils embrasent le pays.

Le tumulte d'Adad atteint les cieux, tout ce qui est brillant

se transforine en ténèbres... le pays comme un jour Avec

vitesse, il se déchaîne et le pays Comme dans un assaut,

ils font venir (.?) sur les gens ^ (F) le frère ne voit plus son frère,

ils ne se reconnaissent plus les gens dans les cieux. Les dieux craignirent le déluge, ils s'enfuirent, ils montèrent au ciel d'Anou. Les dieux s'accroupissent comme le chien, sur la montagne ils sont couchés.

Elle crie Ishtar comme une femme en travail, elle vocifère, la souveraine des dieux, à la belle voix : " Que ce jour-là se change en boue, ce jour où j'ai dit le mal dans l'assemblée des dieux, pour faire périr mes gens, j'ai commandé le combat.

Est-ce que moi, j'enfante mes gens pour que, comme les petits des poissons, ils remplissent la mer ? "

Les dieux, à cause des Anounnaki pleurent avec elle. Les dieux sont déprimés, ils sont assis en larmes ; elles sont brûlées leurs lèvres.... de frissons.

Six jours et six nuits. JVIarche le vent du déluge, l'ouragan domine le pays. A l'arrivée du septième jour, est abattu l'ouragan.

le déluge, qui avait combattu le combat comme une armée ; la mer se reposa, le mauvais vent s'apaisa, le déluge cessa.

Je regardai le temps : la voix s'est tue, et toute l'humanité était changée en boue ! Jusqu'aux toits atteignait le marais ! J'ouvris la fenêtre et le jour tomba sur ma joue, je m'affalai et je restai assis, je pleurais : sur ma joue coulaient des larmes.

Je regardai le monde, l'horizon de la mer ; à 12 distances (?) émergeait une île ; vers le mont Nisir arrive le vaisseau, le mont Nisir retint le vaisseau et ne le laissa plus bouger, un jour, un deuxième jour, le mont Nisir retint le vaisseau.

Un troisième jour, un quatrième, le mont Nisir retint le vaisseau.

Un cinquième, un sixième jour, le mont Nisir retint le vaisseau.

A l'arrivée du septième jour, je fis sortir une colombe, je la lâchai ; elle alla, la colombe, elle revint : Comnae il n'y avait pas d'endroit, elle revint.

Je fis sortir une hirondelle, je la lâchai ; elle alla l'hirondelle : Comme il n'y avait pas d'endroit, elle revint.

Je fis sortir un corbeau, je le lâchai ; il alla, le corbeau, et vit la disparition des eaux : il mange, il patauge, il croasse, il ne revient pas.

J'en fis sortir aux quatre vents, je répandis une libation, je plaçai une offrande sur le sommet de la montagne.

Je plaçai 14 ^ots-adagourou^ en bas de ceux-ci je répandis du roseau, du cèdre et du myrte. Les dieux flairèrent l'odeur ; les dieux comme des mouches se rassemblèrent au-dessus du sacrificateur.

Aussitôt que la souveraine des dieux arriva, (Bêlit^ ilâni^ c'est-à-dire : Ishtar) elle éleva les grandes pierreries qu'avait faites Anou, selon son désir :

" O dieux, ici présents, aussi vrai que je n'oublierai pas mon collier de lapislazuli, aussi vrai je me souviendrai de ces jours-ci

et jamais je ne les oublierai ! Que les dieux viennent vers l'offrande ! Mais que En-lil ne vienne pas vers l'offrande, car il n'a pas réfléchi et il a fait le déluge ; et mes gens, il leur a fait subir la destruction. "

Lorsqu'arriva le dieu En-lil, il vit le vaisseau et il s'irrita le dieu En-lil, de fureur il fut rempli contre Igigi :

'*' Quelque être vivant a-t-il échappé ? Il ne doit plus vivre un homme dans la destruction ! "

Ninib ouvrit sa bouche et parla, il dit au héros En-lil : " Qui donc, sinon Ea, est l'auteur de la chose et Ea a connu toute l'affaire. "

Ea ouvrit sa bouche et parla, il dit au héros En-lil : " O toi le sage parmi les dieux, le héros ! Comment, comment n'as-tu pas réfléchi et as-tu fait le déluge } Le pécheur place sur lui son péché ; le coupable passe sur lui sa faute ! Mais délivre I avant qu'il soit anéanti ! Retire ! qu'il ne... Pourquoi as-tu fait le déluge ? Qu'une famine ait eu lieu et qu'elle ait ravagé le pays 1

Pourquoi as-tu fait le déluge } Qu'un lion soit venu et qu'il ait décimé les gens !

Pourquoi as-tu fait le déluge } Qu'un léopard soit venu et qu'il ait décimé les gens !

Pourquoi as-tu fait le déluge .? Qu'une famine ait eu lieu et qu'elle ait ravagé le pays 1

Pourquoi as-tu fait le déluge } Que le dieu Oura qui donne la peste soit venu et qu'il ait ravagé les gens 1

Moi, je n'ai pas révélé le secret des grands dieux ! Le très sage, je lui ai fait voir des songes, et il a entendu le secret des dieux !

Alors ils consultent son avis ; Bel (En-lil) monta dans le vaisseau, il prit ma main et m'éleva en haut ; il éleva ma femme, il la fit s'agenouiller à mon côté ; il toucha notre face et se tint au milieu de nous, il nous bénit :

Auparavant Outa-napishtim était humain, maintenant Outanapishtim et sa femme seront semblables à nous, les dieux :

LIFRE I. CHAPITRE II. 91

Qu'il habite, Outa-napishtim, au loin, à l'embouchure des fleuves ! "

Ils me prirent et, au loin, à l'embouchure des fleuves ils me firent demeurer.

Voici ce qui arriva ensuite, d'après Bérose : ^ Version de

Bérose Lorsque Xisousthros (Outa-napishtim) fut disparu, (Bérose raconte qu'il fut enlevé par les dieux) ceux qui étaient restés à bord, ne le voyant pas rentrer, débarquèrent et se mirent en quête de lui, l'appelant par son nom. Il ne se montra pas luimême, mais une voix vint du ciel qui leur ordonna d'être pieux envers les dieux ; car lui en récompense de sa piété, il allait habiter avec les dieux, et sa femme, sa fille et le pilote partageaient le même honneur. Il leur dit de retourner à Babylone ; qu'il leur était réservé, à eux, partis de Sippara, de déterrer les livres et de les remettre aux hommes ; enfin que la terre où ils se trouvaient était la terre d'Arménie.

Après avoir entendu ces paroles, ils sacrifièrent aux dieux et s'en allèrent à pied à Babylone. Une partie de cette arche qui s'était arrêtée en Arménie subsiste encore dans les monts Gordyséens d'Arménie ; quelques pèlerins raclent l'asphalte qui la recouvre et s'en servent comme d'amulette pour détourner les maléfices. ^ Arrivés à Babylone, les compagnons de Xisousthros déterrèrent les livres de Sippara, écrivirent beaucoup de livres^ construisirent des temples et fondèrent de nouveau Babylone.

' Maspero. " Histoire ancienne des Peuples de P Orient. "

Voir aussi : G. Smith, " The Chaldœan Account of the Déluge^'' dans les Transaction of tke Society of Biblical Archœology t. I, p. 213-234, publié ensuite par Haupt, " das Babyknische Nimrodepos. "

^ On a trouvé en effet des amulettes babyloniennes de basse époque, faites d'un morceau de bitume sur lequel sont gravés des mots cabalistiques en lettres grecques. (Maspero) Non pas en caractères cunéiformes. [Voir suite p. 92)

Il faut que je m'arrête ici pour ne pas tomber dans trop de détails.

On aura remarqué que le récit des tablettes chaldéennes est à la première personne, tandis que le récit de Bérose est à la troisième. Ils diffèrent d'ailleurs sous beaucoup de rapports. C'est que cette légende a subi au cours des temps de nombreuses modifications. En changeant de pays, elle a été forcée de s'acclimater^ si je puis m'exprimer ainsi, et de se faire à d'autres croyances existantes. On l'a donc transformée pour que le peuple sache la comprendre, c'est-à-dire qu'on l'a mise à sa portée, afin qu'il lui fût possible de mieux la retenir et de la graver dans sa mémoire. Avec cela on a senti le besoin de changer les noms des personnages. Ainsi Outa-napishtim, est-il devenu Xisousthros pour les Grecs et Noah pour les Hébreux.

Transfor- 'T ES Hébreux n'étant plus que très peu polythéistes à

^f[T.' " J J l'époque à laquelle fut écrite la Genèse, on remplaça par

Juif en un Dieu unique, les dieux babyloniens, qui n'étaient que des

monothèts-

^g II est à remarquer que Flavius Josèphe connaissait aussi ce texte, car il dit au

Page 1