‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 112 sur 550 · V. 10 sqq · texte numérisé non relu

V. 10 sqq

MITIOLOGII. ^

m NÏTBOLOGIE DE LA GRËCK ANTIQUE,

le rapport certain de la cithare d'Apollon avec la lumière solaire; rapport dont le poète homérique semble avoir conscience quand il nous montre le dieu, au moment où il joue de son instrument favori, « enlourc d'un rayonnant éclat, Utndis que ses pieds et sa One tunique ont des reflets lumineux'. »

Les fonctions d'Apollon, dieu musical, étaient donc limitées, à l'origine, au jeu de la cîlhare, instrument qu'il a inventé *, ou qu'il a re^u des mains d'Hermès'. D'après la Tliéogonie ', ce sont les Muscs qui, sur la terre, inspirent les aèdes; c'est Apollon qui est le dieu descitharèdes. Apollon cUharède. tel que le concevaient les Grecs, n'est nulle part plus expressif que sur une monnaie de Delphes (lig. 25) qui l'appelle sans doute la représenlation d'une statue célèbre du dieu. Debout, vêtu d'une longue tunique et d'une ample stola dont les plis flottantïi retombent derrière son corps, Apollon s'avance à grands pas. en faisant rethart'de. lentir les cordes de l'instrument qu'il porte devant

lui : sa démarche majestueuse, sa léte haute, le mouvement de son corps renvei-sé, toute son attitude exprime l'état d'inspiration et d'enthousiasme^.

Si Apollon est le dieu de la cithare par excellence, on comprend l'antipathie qui lui était attribuée pour d'autres instruments musicaux. C'est ainsi iju'il écorchc le Silène Marsyas, dont la llùle avait osé rivaliser avec sa lyre * : fable qui avait pour intention de faire ressortir l'infériorité de la musique d'origine phrygienne à l'égard de la musique dorienne et hellénique. Mais la llùtc, longtemps dédaignée d'Apollon et des Crées, finit par obtenir droit de cité à Delphes, quand Saccadas d'Argon eut composé pour cet insirumeiit un nome et un chant lyrique qui remportèrent le prix aux jeux pjthiqiies. A partir de ce moment, Apollon se réconcilia, dit-on, avec la flûte et avec les artistes qui en jouaient \ Désormais, il ne fut plus uniquement le dieu des cilharèdes; il présida encore à tous les genres musicaux qui cuD-

1. Ilïinii. Apotl. Pylh. 20.., nrjin.^t ;iin àii-ftfatlitt, /lapiuiiixiyitt xi noôwï «iJ îijiii-

a. l'aits,, V. U. 8. Csilim.. iii Drl., Ï55. .1. ilyniii. ftom., Herm., v, *B8 aqq.

5. HOIter-Wicseler, H, pi. 12, if t54>. CF. l'Apollon Hiisagùlc du Vutican dont î] fera quetiliini plus Inin. Cc« deui n^priscnUlions Iraduiscnt |iour lc.i ycui Ivs vcn du l'hymne homûrique (S»i wfq.)-

0, Lie iiii'-mo, il (uc LIni», lils de la Huto Ouraiila, qui l'avait d£l>é nu cluuiL (Paus., IS, 2B, m.

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