Griech. Âlterth., II, 454 (3-édit
rayons du soleil que, dans la Uéditerrancc, on voit le dauphin, ami du navigateur auquel il promet le beau temps, venir s'ébattre à ta surface des flots. Nous savons en outre que la fêle des Delphinia se célébrait le 6 lie Muiiychion (lin de mars), au moment où la mer, naguère troublée par les tempêtes de rêtjuiiioxe, sDurit de nouveau à l'hoinmc, se prête à ses entreprises et à ses voyages. Apollon Belpbinien, dont le dauphin est le symbole, est donc le dieu solaire qui perco les ténèbres des teiiipéles, qui dissipe les nuées amoncclûes sur la mer dont il calme et il endort les fureurs. Va vase peint le représente armé de la cithare et de l'arc, assis sur un tiépicd ailé qui glisse doucement au sommet des vagues, et accompagné, dans sa course facile, par une troupe de dauphins qui lui font cortège '. Dieu protecteur de la navigation, quelquefois assis à la proue d'un navire dont il dirige la marche (lig. 24)',
Kii:. ti. - Apollon Delpliinien,
il était nécessairement honoré dans les iles, sur les hauts promontuires redoutés des marins, comme à Aclium et à Leucate, sur presque toutes les cdtes de la Méditerranée peuplées par les colonies ioniennes, depuis Milet jusqu'à Marseille '. Les Athéniens faisaient remonter son culte à l'expédition de Thésée contre la Crète, c'est-à-dire à l'époque où Athènes avait été délivrée de la domination étrangère et était devenue une puissance maritime. Il ne faut pas s'étonner que ce dieu marin et colonisateur fût considéré par les Ioniens comme le dieu i;iTpi;>o; auteur de leur race, comme le père d'Ion, et qu'à ce titre il eût sa place, sur l'Acropole, à côté des divinités protectrices d'Athènes'.
Apollon, dont on trouve le culte très-anciennement répandu en Crète, sur les côtes d'Asie Mineure et dans la Grèce du Nord, sans qu'il soit possible d'en indiquer exactement le point de départ et d'en déterminer la marche, parait avoir été, surtout dans la Grèce propre, le lieu