‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 121 sur 550 · Paus.,ni, 25,3;IV · texte numérisé non relu

Paus.,ni, 25,3;IV

et du célèbre Apollon d'Amyclae, simple gaîne d'airain à laquelle on avait adapté une tôle surmontée d'un casque, des pieds, des mains dont l'une tenait l'arc, 1 autre la lance \ quelques-uns des monumenU les plus anciens qui nous ont conservé l'image du dieu, en particulier plusieurs bronzes arcliaïques de la collection du Louvre', et la figure de marbre provenant de Ténée qui est aujourd'hui à la Glyptothèque de Munich ", peuvent nous renseigner sur le type d'Apollon dans cetle première période de l'art hellénique. Le dieu y est représenté debout et entièrement nu ; les formes de son corps ne sont pas celles d'un adolescent, mais d'un homme qui arrive à son complet développement. Les membres sont forts, la poitrine et les épaules larges, le visage rond et court, la physionomie grave et sévère. Les cheveux longs du dieu à'AzpzvAi\}.Tt^ tombent de chaque côté sur la poitrine ou flottent sur le dos. Les bras tantôt pendent le long du corps, tantôt sont tendus en avant pour tenir des attributs caractéristiques. Telle était sans doute la figure d'Apollon dans le groupe de marbre que les artistes crétois, Dipœnos et Skyllis, composèrent au commencement du sixième siècie, vers la 50'"'' olympiade, pour la ville de Sicyone* ; tel encore l'Apollon colossal de Délos, œuvre également de l'école Cretoise, qui tenait l'arc d'une main, dans l'autre les Charités, chacune avec un instrument de musique, et dont une monnaie d'Athènes parait nous offrir la reproduction (fig. 25). Une des images les plus remarquables qui appartiennent à cette première période est l'Apollon Philésios qu*on voyait dans le Didymaeon près de Milet ^^"' '2^.j^n^^^"°" et qui portait un faon sur sa main étendue : il était l'œuvre de Canachos de Sicyone. Plusieurs monnaies de la ville de Milet, rapprochées d'une statue de bronze du musée britannique (fig. 26) permettent de reconstituer, avec une certaine vraisemblance, l'œuvre de Canachos*. Elle nous offre les caractères d'archaïsme signalés plus haut, mais avec une tendance marquée vers des formes plus souples et plus libres, telles que surent les exprimer les successeurs de Canachos, Calamis, Ouatas d'Egine, Myron surtout, dont les représentations d'Apollon formèrent sans doute la transition entre les œuvres des anciennes écoles et celle de Phidias dont on vovait, sur TAcropole, une statue de bronze du dieu Parnopios *.

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