‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 131 sur 550 · Sirab., X, 479. Diod., lïl · texte numérisé non relu

Sirab., X, 479. Diod., lïl

ARTEHIS. 131

légende grecque déviloppéc par Diiripide. tous les cirangers qui étaient jetés par la mer sur tes eûtes de Tauride devaient êlre sacrifiés à la cruelle déesse'. Iplii^énie et Oreste, merveilleusement sauvés de la mort, emportèrent avec eux son image et, abordant en Attique, la déposèrent dans le sanctuaire de Brauron. La déesse de Tauride, devenue Artémis Brauronia, était hoaorce en plusieurs e.ndroits de la Grèce, à Sparte en particulier.où le caraclère primilif de son culte était rappelé par la fustigation sanglante qu'on infligeait aux cnfanls devant son autel. Mais, en réalité, l'idenlilication d'Artémis et de la divinité adorée parles Taures ne repose que sur un rapprochement de mots Tortuit. Artémis était, en elTet. lionorce qtielquefois sous l'cpithcte de Tauropolos, qui indique que le taureau était son symbole. Les monnaies d'Icaria et d'Amphipolis nous montr-ent la déesse debout sur un taureau couché, ou montée sur l'un de ces animaux qui court : sa tête, que surmonte le modius des dîvinilés asiatiques,est couronnée enarricre d'une demi - lune * . Sur divers monuments, en particulier sur la pierre gravée qui esticireproduiteffig. 51), nous voyons Artémis sur un char qu'entraînent à travers les airs deux taureaux rapides : debout, penchée sur son attelage, elle tient un flambeau de la main droite, et le croissant de la lune brille au-dessusde sa tète. Les deux cornes du taureau étaient probablement le symbole du croissant d'Artémis lunaire. Il n'en fallut pas davantage pour que la déesse Tauropolos fût considérée comme originaire de Tauride et confondue avec la divinité de même nature qu'on adorait en ce pays.

Le centre principal de la religion d'Artémis en Asie Mineure était la ville d'Éphcse. L'importance de sou culte, desservi par une foule nombreuse de prêtres et d'Iiiérodules, la magnificence de son sanctuaire orné de toutes les merveilles de l'architecture, de la statuaire et de la peinture, attirait un grand concours de pèlerins asiatiques et étrangers. Son culte s'était répandu dans une partie de la péninsule et avait gagné la Grèce propre, oii Xcnophon lui élevait un temple à Scillonte, sur le modèle de celui d'Éphèse '. Mais la grande déesse éphésîenne, que les colons grecs des côtes d'Ionic confondirent avec Artémis, avait une ori-

Fig. 31. — ArUmis Tiuropolos.

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