‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 133 sur 550 · T. KiilIcMViPKtcr, Dm/cm. d. ail. KunU · texte numérisé non relu

T. KiilIcMViPKtcr, Dm/cm. d. ail. KunU

Fig. Si

OU d'une biche. Les artistes l'iivaicnl représentée dans les divers moments de cette vie et de cette Fonction divines. Tantôt on la voit tirer une flèche ijc son carquois, tantôt décocher son trait (fig, 33); ou bien le carquois est fermé, l'arc rejeté en arrière, et la figure calme et souriante de la déesse respire la douceur des sentiments qui l'animcnl. Elle est alors Artcmis Soleira ' dont l'attribut est la lyre, symbole de paix et d'Iiarmonie qui la rapproche d'Apollon son frère. Soncaraclère de déesse lunaire est quelquefois indiqué p»r le flambeau qu'elle tient à la main (fig. 34) ou bien par la lune et les étoiles qui entourent Fa tête (lig. 35). Le type arcliaîque d'Artcmis. dont une statue d'ilerculanum nous offre une imitation , est celui d'une femme au visage sévère, aux formes pleines, dont le corps est couvert

ARTËHIS. 141

d'uD long vêtement, d'une stola qui descend jusqu'aux pieds (fig. 56). Scopas et Praxitèle conçurent autrement l'idéal d'Artémis. Elle devint une vierge, douée de grâce et de noblesse tout à la fois, au corps svelle, à la taille élancée, à la démarche rapide. Elle eut pour vêtement le chitoii dorieu , relevé au-dessus des genoux pour ne point embarrasser sa marche, et dont les plis se rassemblent en une ceinture serrée au-dessous des seins. Telle est la célèbre Diane du musée du Louvre, qui s'élance tenant par les cornes une biche qui court avec elle, tandis qu'elle tourne la tête en arrière pour tirer une flèche de son carquois (lig. 37). La fière beauté de son visage, la force élégante de son corps, l'agilité et la légèreté de sa course expriment it la fois la sœur d'Apollon et la divine c

Arléiuis du Uxiirs (Diaoa do Venaille)).

CliAriTRE Vil

Le nom d"Ep[xfj<;, ou 'Epjjieta; sous sa forme épique, a été comparé par les indianistes au mot védique SâramêyUy dérivé de Saramâ. Mais ce rapprochement ne paraît pas avoir éclairé d'une lumière décisive la nature propre du dieu hellénique. Ad. Kuhn et Max Mûller ne s'entendent pas, en effet, sur la signification de Saramâ qui, pour Tun, désigne l'impétuosité de l'orage et, pour l'autre, est un des mille noms de l'Aurore*. Sàramèya n'ayant d'ailleurs dans le Véda qu'une exislence vague, son caractère indéterminé ne saurait expliquer celui d'Hermès. Il est donc prudent de ne pas prendre pour point de départ de notre étude les conjectures qu'a seulement à nous offrir ici la science de la mythologie comparée, et il nous faut demander à la légende même du dieu, telle que ta racontaient les Grecs, le secret de son origine.

D'après la tradition générale, Hermès est né sur le mont Cyllène, centre de son culte en Arcadie dès les temps [)élasgiques, de l'union de Zeus et de Maïa. Or, Maïa est la fille d'Atlas « qui se tient devant les Hespérides à l'extrémité de la terre*, » c'est-à-dire qui habite la région où le soleil se couche. Son rapport avec Atlas étant un rapport de succession, elle doit personnifier l'un des phénomènes qui suivent la disparition du soleil à l'occident. Pour les Grecs, Maïa était surtout l'aînée des Pléiades, la constellation qui, au mois de mai, se lève le soir à l'horizon de la mer. Mais les caractères que lui attribue l'hymne

1. Max Millier, Nom. Uçons, H, p. 207 sqq., de la traduclion française. A. Kuhn [HaupU Zeitschr. f. deutsches AUerthum^ VI, p. 119 sqq.) ralUichc 'Epixlïq à ôp^nj, R. sanscrite 9ar^ doù la Saramâ védique, l'orage impHueux. \Velcker, Griec/i. Gôtl., î, 542, rapproche également *Epfifii de bpfn/i. Pour lui, ce mol désigne le mouvement vivifiant, les révolutions du ciel, le jour et la nuit, la veille et le sommeil, la vie et la mort.

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