‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 141 sur 550 · Bymn. in Merc · texte numérisé non relu

Bymn. in Merc

t. Piuii., 11.3,4.

S. Idem., IX, SS, 1. Cf. le type d'Hermèt Criophoro* nir lei Wiaeler, U, a' 3U i).

Fig. 40.

bélier marche à leur tête et leur sert de guide. En même temps, le bélier est Tanimal fécondant dont la puissance génératrice entretient et multiplie la vie du troupeau. Il était donc le compagnon naturel du dieu pasteur qui veille sur les animaux dont la garde lui est confiée et qui favorise leur propagation. On donnait sans doute une raison plus profonde de cette association d'Hermès et du bélier dans les mystères de la Mère des dieux; mais Pausanias, qui la savait, s'est bien gardé de nous la transmettre ^ Tout au plus est-il permis de supposer que cette explication mystérieuse devait être analogue à celle qui servait, dans les mystères de Samothrace, à justifier l'attitude ithy phallique d'Hermès, le phallus étant, comme le bélier, un symbole de génération, a Les Athéniens, dit Hérodote, les premiers d'entre les Grecs qui aient prêté aux statues d'Hermès une attitude ithyphallique, ont reçu cette tradition des Pélasges. Quant aux Pélasges, ils en ont donné une raison mystique qui est révélée dans les mystères de Samothrace '. x» Un passage de Cicéron semble nous indiquer qu'Hermès qui, nous le savons d'ailleurs, s'identifiait à Samothrace avec Cadmosou Casmilos, un des dieux Cabires, était représenté, dans les mystères de cette ile, comme l'amant de Perséphone à laquelle il brûlait de s'unir '. De là son attitude. Hermès ithyphallique était donc peut-être interprété par les hiérophantes comme étant le principe mâle, la vertu fécondante, qui recherche avidement l'union de Perséphone, le principe femelle, pour accomplir l'œuvre de génération dans la nature^. Mais cette conception, en supposant qu'elle exprime la doctrine même de Samothrace, ne peut évidemment rendre compte de l'origine du bélier et du phallus comme attributs d'Hermès. l\ faut en chercher plutôt la raison dans les superstitions naïves et grossières des pâtres arcadiens, descendants des Pélasges, pour qui Hermès était simplement un bon génie qui veillait sur leurs moutons et sur leurs chèvres et qui en augmentait le nombre par la génération dont le phallus et le bélier sont les antiques symboles.

Hermès, qui sert d'intermédiaire entre la lumière et l'obscurité, qui unit les divinités d'en haut à celles d'en bas, qui porte les messages et transmet les volontés des puissances célestes, était, d'après ce râle de héraut et de médiateur, le dieu des relations pacifiques et des rapports sociaux entre les hommes. Par suite de cette conception, altérée et dégradée avec le temps, il fut considéré comme présidant aux

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