‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 149 sur 550 · Iliade, XYUI, 395. a Hijmiu Âpoll. Ptjth · texte numérisé non relu

Iliade, XYUI, 395. a Hijmiu Âpoll. Ptjth

(le la foudre ne suffit pas à les expliquer. Pour en rendre compte, il faut songer surtout à la nature volcanique de Leinnos et de plusieurs autres îles de l'archipel hellénique, à ces volcans sous-marins dont le mystérieux travail et les redoutables éruptions ont dû éti*e pour les plus anciennes populations de ces contrées un objet de religieuse terreur. Ce feu en activité au fond de la mer ne provenait-il pas, à leurs yeux, de la méine source que le feu du ciel? Ce dieu caché au sein de Thétis n'avait-il pas dû un Jour y être précipité du palais de TOlympe? Ces masses rocheuses, ces îlots nouveaux que Ténergie volcanique, autrefois comme aujourd'hui, faisait émerger à la surface des flots, n'étaient-ils pas les témoignages saisissants du labeur d'Héphsestos ; n'était-ce pas là les créations du dieu du feu, ces étonnants et « magnifiques ouvrages » qu'il avait forgés dans sa retraite auprès des divinités de la mer?

Souvent cependant il arrivait que les volcans de l'Archipel cessaient de vomir leurs torrents de flammes et de laves pour rester muels de longues années. Les forges d'iléphsestos semblaient éteintes et son travail suspendu. On était alors porté a supposer que le dieu avait quitté sa demeure marine et qu'il était remonté au séjour des immortels, d'où il avait été momentanément exilé. Le mythe de la chute d'Héphsestos est donc en corrélation nécessaire avec le mythe de son retour au sein de l Olympe, On disait que, du fond de son atelier océanique, Pouvricr divin avait fabriqué et envoyé à sa mère Hèra un magnifique présent : c'était un trône d'or, avec des liens invisibles. A peine liera s'y est-elle assise qu'elle se sent enchaînée. Aucun des immortels ne réussissant à la délivrer, Zeus se décide à rappeler l'exilé, seul possesseur du secret de ce mécanisme. Mais IIépha;stos résiste aux instances qui lui sont faites. Il était resté sourd aux prières de chacun des dieux, quand Dionysos réussit à l'enivrer cl le ramena tout chancelant (fig. 47) au milieu de rOlympe^ Cet événement, dont plusieurs vases grecs nous offrent la représentation*, était le sujet d'une des peintures qui ornaient à Athènes le temple de Bacchus voisin de son théâtre'. Il serait difficile d'en interpréter tous les détails. Si l'enchaînement d'IIèra indique l'immobilité de l'atmosphère condamnée au repos, sa délivrance par lléphsestos semble correspondre au mouvement des orages dont la foudre est un élément, dont le feu céleste paraît être la condition. Ce qui s'explique mieux, c'est le rôle que joue Dionysos dans

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