Cirer. De Nat. Z)., f, 30; Valer. Max., VIII
toujours le type idéal de l'ouvrier forgeron, dont le costume et les attributs indiquent les fonctions. Pour coilTure, il porte le bonnet de forme ovale, originaire sans doute de Leninoa, qui lui est commua avei: les Dioscurcs et les Cabircs. Sa lunique est l'exotnis des travailleurs ; tunique courte, sans manchps, fendue du côté droit, où elle laisse l'épaule, le bras et une partie de la poitrine à découvert. Les mains tiennent le marteau et les tenailles (lig. 48). Ces détails ne se modifient légèrement que dans la représentation des scènes mythologiques où lléphfestos joue un rd)e, dans celle de la naissance d'Athèna, par exemple, oïi nous voyons le dieu armé d'une liacbe pour fondre la tête de Jupiter.
Hestia est, d*aprcs le sens très-précis de son j,, ^ nom, la divinité du foyer, ou le foyer lui-même,
en tant que sacré. De cette idée simple est dérivée en Grèce une série de conceptions religieuses et cosmographiques dont il faut expliquer l'origine et rechercher l'enchaînement.
Chez Homère, ic foyer [Imir,) est l'objet d'un respect religieux; il est invoqué comme témoin des serments en même temps que Zeus. et les hommes placés sous sa protection sont inviolables'. Mais, pour le [loëte, iTT'ii], nom sacré ', ne désigne pas cependant encore une divinité. Hestia ne semble donc avoir acquis une personnalité distincte qu'aux époques post- homériques. Cette personnalité s'étant forméo tardivement dans l'imagination grecque, il en résulte que la légende poétique de la déesse du foyer est beaucoup moins riche que celles des autres divinités de l'Olympe.
Hestia apparaît pour la première fois avec un caractère anthropomorphique dans la Théogonie attribuée à Hésiode et dans les hymnes homériques. Là, elle est désignée comme la lîlle de Cronos et de Rhéa, et comme leur premier enfant*. Plus tard, les poètes célébrèrent en elle la première-née (xpÛTa), la plus ancienne (7:pio0eipa) des divinités; et les usages du culte et de la vie helléniques ne cesseront de tcmoi-