Mythol. comparée, p. 167 ctiuiv. de la trad. fran[aiie
3. Voir G. GurtLua. Crundiûgt der CrUch, Elytnol., p. 114. i. Y. 120. iqi.
5. Plat., Symp., piMim. Sopb., jtn%.. 781, aqq. Eurip. AifjKiJ., ISOS.iqi]. 0. Thecfn., 1275. Cf. Plat., Symp.. 196, ».
m MYTHOLOGIE DB LA GRÈCE ANTIQUE.
Zéphyre à la chevelure d'or*. Zéphyre est, en effet, lèvent fécondant, et Iris est l'arc-cn-ciel qui fait son apparition avec les premières pluies de la saison nouvelle.
Cette conception de i'tDÛuence de l'Amour, appliquée d'abord à la nature entière, se restreignit, avec le temps, à l'humanité.et les poètes grecs se plurent à exprimer, moins encore les joies qu'il répand dans les âmes que les ravages qu'il y exerce. Éros est un enfant cruel, impitoyable, qui tyrannise les dieux el les hommes ; c'est un enfant folâtre et malin, qui aime à se jouer de ses victimes *. L'art le figure sous les traits d'un jeune garçon ailé, d'une merveilleuse beauté, armé de flèches inévitables qui percent les cœurs, ou d'un flambeau allumé qui les consume. La statue du musée Capiloltn, ici reproduite (fig. 63), nous montre le jeune dieu essayant son arc. La plus remarquable de ces représentations était le chef-d'œuvre de Praxitèle que l'on voyait à Thespies, où Ëros élail l'objet d'un culte particulier et où se célébrait tous les quatre ans, en son honneur, le concours à la fois gymnique el musical des Ërotidia ^. Son image était placée dans les gymnases, où il présidait à l'amour masculin, à ces liaisons propres à la Grèce, qui, malgré leur immoralité, ont été quelquefois la source de généreuses passions et d'une noble émulation. Au même ordre de sentiments se rattache le génie Antéros, qui tantôt, comme l'indiquent les représentations d'Eros et d'Antéros se disputant une palme (fig. 64), personnifiait la résistance du cœur du jeune homme aux instances de ses amants ; tantôt était considéré comme le vengeur de l'amour dédaigné : ce dont témoigne l'histoire de Mélèsetde Timagoras, racontée
i. Ap. riutarcli. Amalor.. 20.