PniKon.. IX, 27, i-3;31,3. Plitl. Amat..l,i
par Pausanias '. Deux autres génies secondaires, Uiméros et Pnlhos (les amoureux désirs) accompagnent souvent Ëroa, et font partie, comme lui, de la suite d'Aphrodite '.
Le caractère abstrait qui a été. originairement, celui d'Eros, repa^ ratt plus lard dans la Table de ses rapports avec Psyché, personnification de l'âme humaine que l'amour possède, dont l'amour fait le tourment et la joie. Cette fable n'est pas un mythe proprement dit; c'est une allégorie dont les idées platoniciennes ont été la source. Dans les scènes infeinales, les âmes avaient été jadis représcntéesaous la formed' êtres ailés. Psyché, l'àmc au pouvoir de l'amour, fut conçue et figurée comme une jeune fille aux ailes de papillon, à la tendre et délicate beauté, qui tantôt gémit et pleure, enchaînée et châtiée par Éros, tantôt se rapproche de lui pour s'abandonner avec délices aux caresses et aux étreintes de son divin amant ^ Chez Apulée, Psyché et l'Amour sont les héros d'une histoire qui, si elle n'a pas été invenléc de tous points par l'auteur, n'est certainement pas très-antique, car les principaux incidents n'en sont pas reproduits par les plus anciens monuments *. Ce récit rentre plutôt dans le domaine du roman que dans celui de la mythologie ; il est donc inutile de nous y arrêter.
Au cycle d'Aphrodite se rattache enfin ce personnage à la double nature dont les artistes, sous la domination romaine surtout, se plurent à reproduire l'image équivoque ', Hermaphrodite, emprunt fait par la Grèce au génie de l'Orient. La fable d'Hercule chez Omphale, les fêtes oïl les femmes prenaient des vêtements d'Iiommes et oîi les hommes se travestissaient en femmes, l'existence à Chypre d'un culte d'Aphrodilos à côté de celui d'Aphrodite ', divers autres indices témoi-
2. Theogon., t.3(H. a.Bathn.d. ail. Kmit., II, pi., 53, n* 607.
3. Sur les nKHiumenla relitiFs à la fable de l'Amour et Ps^rcbit Toir l'ùludc qu'i publiée Olla Jilin, dans ses Aichàologiuhe Beitrâge, p. 121 , et «uIt., el nurtout II tbùiG récente ■le M. ïu. Collignon : E»iai lur let taonummli gréa el romain* relatift nu mythe de Piijrbé (Paris. Tlioria, 1877), qui ajoute de numbi'eui documciiti tiouvcaui bu Irarail, déji
4. Remarque de 0. Jahn., auf. cil., p. 137-138. 5 Denkm. d. ait. Kunif, II, n" 708-721.
il. Voir Icslcitrs rhez Prcller, Griech. MgthoL.f. A\^i-i^,Z' iA\i.
gnent de cette tendance de Timagination religieuse des Asiatiques à confondre dans un même être divin les formes du sexe mâle et celles du sexe féminin. Au temps de Théophraste, on voyait déjà à Athènes des hermès ayant ce double caractère et qu'on appelait pour cette raison des hermaphrodites ^ Cette singulière création artistique était expliquée par une fable qu'on racontait en Carie, près d'Haï icarnasse. Le fils d'Uermès et d'Aphrodite, jeune homme d'une séduisante beauté, s'était un jour baigné dans les eaux de la source où habitait la nymphe Salmacis. La nymphe l'aperçoit, l'aime et s'en fait aimer. Bientôt ils s*enlacent si étroitement qu'ils ne forment plus qu'un. Mais cette personne unique conservera toujours le double sexe des amants qui se sont ainsi unis et confondus *.
i. Carnet.» 16.
s. 0?id., Metam., IV, 285, sqq. Slrab., XIV, 650.