‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 188 sur 550 · Denkm. A A., 11, pi. 74, w · texte numérisé non relu

Denkm. A A., 11, pi. 74, w

mère. daasVlIiade, ces divinités ont une fonction très-détennioce. Elles sont les gardiennes des « portes du ciel » qu'elles ouvrent ou qu'elles ferment, en repliant ou en étendant devant l'Olympe une nuée épaisse '. Or, cette image directement empruntée à l'observation de la nature, peut désigner soit les phénomènes du jour et de la nuit, soit ceux du beau et du mauvais temps, soit la brillante saison du printemps qui succède au sombre hiver. Cette dernière signification est celle qui domine dans la conception mythologique des Heures. Leur nom est celui de labeautédans sa fleur (ûpx), de ces grâces éclatantes qui, chaque année, parent la nature à son réveil, comme l'homme en sa jeunes Vierges brillantes, ornées de colliers d'or, parées de fleurs et de fruits, vierges délicates et aux pieds tendres (i^aXa-AaraoSeç), les Heures sont

des divinités bienfaisantes, attendues et désirées par l'homme, des divinités joyeuses (7:3Xu-ïr,9i£î) , qui mènent avec les Charités, avec Harmonie, Uébé et Aphrodite, d'aimables chœurs de danseV Ce sont elles qui ont décoré Pandore de fleurs printanières, qui ont reçu Aphrodite à Chypre pour parer sa beauté, qui, chaque année, font cortège à Perséphone quand elle remonte à la lumière, qui souvent précèdent et conduisent Dionysos, le dieu fleuri de la saison nouvelle '. Quand s'ouvre a la chambre des Heures n, ce sont les beaux jours qui font leur appari-

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