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Theog

8. Eurynomè avait à Phigalie une statue où elle était représentée moitié femme et moitié poisson (Pausan., VUI, 41, 4).

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à Hypnos, éveille la môme imagée Les noms des deux Charités qui étaient honorées à Sparte sont encore plus expressifs : elles s'appellent Klèta (Téclatante) et PAa^nna (la brillante) *. Comment enfm n'être pas frappé des relations de ces divinités avec Apollon, auprès duquel elles ont leurs sièges dans l'assemblée des immortels ^ ? L'antique statue d'Apollon Délien tenait un arc de la main droite et portait sur la main gauche les trois Charités ^ : images des flèches ou des rayons du dieu. En raison de cette parenté avec Apollon, les Charités étaient devenues des divinités musicales, qui se mêlent au chœur des Muses dans le sanctuaire de Delphes ou qui chantent avec elles aux noces de Cadmos ' : ridée de l'harmonie est, en effet, inséparable de Tapparition de la lumière du jour.

La conception des Charités ne dérive cependant pas uniquement du spectacle du soleil naissant. En grec, le mot ydpiç signifie à la fois « grâce, joie, et bienfait ». Les Charités, ce sont donc les rayons solaires qui embellissent la nature, qui réjouissent tous les êtres animés, qui comblent la terre et l'homme de mille dons. Or, ces idées étaient surtout applicables à l'apparition du soleil printanier, vainqueur des nuées et des frimas de l'hiver, qui, aux premiers beaux jours, répand sur la terre ses grâces, c'est-à-dire les Charités : riantes divinités qui se manifestent à l'homme dans ces brillants rayons qui font scintiller la rosée, qui dorent la mer, et les forêts, et les jeunes pousses de la verdure nouvelle. C'est en ce sens que les Charités, comme les Heures, accompagnent Dionysos etfont, àPaphos, la toilette d'Aphrodite*. La rose printanière est, dans les poésies anacréontiqucs, la parure d'Éros et des Charités, qui ont leurs fleurs et leurs brillants jardins \ A l'heure où les prés reverdissent, où les arbres se feuillent, les Charités unissant leurs mains aux mains des Nymphes forment des chœurs joyeux et frappent la terre en cadence. Un peu plus tard, elles sont les rayons bienfaisants du soleil d'été qui fait mûrir les fruits de la terre. Les deux Charités athéniennes s'appelaient Hègémonè et Auxo^: la Grâce qui conduit, qui commence ; la Grâce qui augmente, c'est-à-dire le soleil du printemps et le soleil de l'été. Le plus ^souvent cependant, ces di-

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