‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 192 sur 550 · Theog., 780 iqq · texte numérisé non relu

Theog., 780 iqq

!13 )IYTU01,0Gie DE LA GRÈCE ANTIQUE.

d'autres images. Iris est une vierge aux pieds agiles, qui vole comme le veut ou le souffle de la tempête (i£XX±xsu<;) ; elle descend du ciel à la terre, aussi rapide que la neige ou la grêle qui tombent des nuées' . Déesse aux belles sandales et aux ailes d'or, déesse au magnifique éclat, dont Alcée avait fait la mère d'Éros'. Elle est encore la fille de Thaumas et d'Électrè l'Océanide, la sœur des Harpycs* : généalogie où s'expriment les merveilles de l'arc-en-ciel, ses brillantes couleurs, sa naissance au sein des eaux, son apparition pendant l'orage. Messagère de tous les dieux, Iris est cependant plus spécialement attachée au service d'IIèra, la déesse querelleuse qui trouble le ciel ^ L'art antique la représentait vêtue d'une ample tunique qui flotte à travers les airs, tenant <i la main, comme Hermès, le bâton du béraut, quelquefois une aiguière, avec des ailes attachées à ses épaules et à ses sandales.

Le serviteur qui verse aux dieux l'ambroisie, c'est Ganymède. Adolescent d'une merveilleuse beauté, il était jadis sur la terre un enfant de la race troyenne, un fils de Tros, un frère d'ilos et d'Assaracos, ou encore un lils de Laomédon *. Sa légende est donc probablement origi naire d'Asie Mineure. D'après la ti'adition de VIliade, ce sont les dieux qui l'ont enlevé à la terre pour le transporter dans l'Oljmpc oîi il sert d'échanson à Jupiter, où il charme leurs yeux et réjouit leur cœur par sa beauté '. Suivant d'autres récits, devenus plus populaires, le maître des dieux était descendu lui-même dans les plaines de la Troade et avait pris la forme d'un aigle pour ravir le gracieux adolescent et l'emporter au ciel. Sur les monuments de l'art grec, Ganymède est un jeune berger ou un jeune chasseur, coitTé du bonnet phrygien (fig. 68), qui est tout d'un coup saisi et enlevé à travers les airs par les serres de l'oiseau divin (fig. 69}. La signification naturelle du mythe de l'enlèvement de Ganymède ne s'était pas complètement effacée des traditions grecques. L'auteur de l'hyniMG homérique à Aphrodite nous dit que Ganymède a disparu de la terre au sein « d'un tourbillon divin » et que Jupiter avait donné à Tros, en échange de son fils, des coursiers rapides a comme le souffle de la tempête. »^. Pindare confondait le jeune Troyen avec le Génie

t. iliVuf., XV, 170.

S. Plut., Amator., W,i.

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