‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 193 sur 550 · UymD.bom. i'r Ken, 202 uu · texte numérisé non relu

UymD.bom. i'r Ken, 202 uu

LB CORTÈGE DES OLVHI'IENS. SIS

qui préaide aux sources du Nil', et lea astronomes alexandrins, en le plaçant parmi les astres, lui avaient donné le nom à'Aquarius ou Verseau*. Ces témoignages pourraient suflire à nous montrer dans l'échanson des dieux le génie qui verse et répand sur la terre les eaux célestes. Or, on sait en outre que l'ambroisie ou la liqueur d'immortalité {amrila) n'est autre chose, dans la mythologie aryenne, que l'eau des nuages, et Zeus métamorphosé en aigle pour ravir le fils de Laomédon rappelle Indra transformé en épervier pour dérober le soma. Ganymède n'était donc sans doute à l'origine que le soma lui-même, le breuvage « qui réjouit le cœur n des dieux, et c'est grâce à l'anthropomorphisme hellénique que ce breuvage des immortels devint, avec le temps, leur échan3on^ Le mythe de Ganymède avait d'ailleurs insensiblement acquis un caractère erotique. Quand les vices de l'Asie et de la Crète se furent répandus en Grèce, Ganymède devint le favori de Jupiter et le rig- es. - G.nïmMa. type idéal del'éphèbc hellénique, dans la fleur de sa séiluisante beauté*. La jcun'esse, qui est le privilège des dieux, avait sur l'Olympe son image féminine dans la pei'sonne d'fî^6^, qui correspond à certains égards à celle de Ganymède. Hébé remplit dans le palais divin les offices des jeunes filles de l'âge héroïque. Elle prépare et attelle le char de sa mère liera ; elle lave et revêt de magnifiques vêlements son frère Ares' : elle est surtout, comme Ganymède dont elle porte quelquefois le nom (rovi>ti-fj5i))', l'échanson des immortels. Cette vierge divine devint plus lard l'épouse d'Hercule , réconcilié avec Hèra et admis dans l'Olympe où il jouît de tous les plaisirs des dieux ^; mais son nom resta toujours celui de l'étemelle et florissante jeunesse.

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