Iliad., V, laa
G. A Phlionle (Plus., 11. 13, 3]. Son unduaire jauiMiit du droil d'Mile. Lea priionnien niapendiieiit leurt clisiaei (ux irbres do ud bois Mcré. Cf. Il déene Liben.
7. Theogon., 05U. Pind., JVeni., K, 17. Le patcage de lOdtfiie (XI, 003) où il eat qaetùoaAe celle uiiiun est prabsblcmealintcrpoté. Voir la note de H.Piarroa, Uéb£ était hoDor^, k cUé d'Héraclès, duis 1c Cvnosirget d'Aibènes (Piua., 1, 19, 3|. Sur les repréienUtiana d'Uébé, voir Kékulé, Béb)', Leipiig, 1867.
n. — LES MUSES'.
Les loisirs fortunés delà vie de FOlympe sont charmés par les accents des Muses, qui, pendant les festins des immortels, a chantent, en alternant de leur belle voix, tandis qu'Apollon tient la cithare x> *. Les poëmes homériques ne nous donnent d'ailleurs que peu de renseignements sur ces divinités. Quand le poëte de Vlliade les invoque, il semble les considérer surtout comme des divinités de la mémoire. Au début du Catalogue, il les appelle à son secours pour savoir les noms de tous les chefs des Grecs; à la fin du Catalogue, il les prie de lui rappeler quel était le plus vaillant de tous ces héros. Au onzième chant du poëme, au milieu du récit de la bataille, comme si le souvenir venait tout à coup à lui manquer, il s*adresse aux Muses pour en apprendre quel fut le guerrier qui s'avança le premier contre Agamemnon'. Instruites de tous les détails des événements passés, les Muses suppléent pour le poëte aux défaillances de la tradition, à l'impuissance de la mémoire humaine. Filles de Zeus, les Muses participent à l'ubiquité et à l'omniscience du père des dieux. « Vous êtes déesses, s'écrie le poëte, vous êtes présentes à tout, vous savez tout, tandis que nous, nous n'entendons que la renommée et nous ignorons les choses mêmes »\ C'est à cette science universelle que se bOrne, chez Uomèrc, le caractère des Muses. Elles ne sont pas encore des personnes douées d'attributs distincts: elles composent un chœur illimité et indéterminé. Leur généalogie n'est pas créée'; leur nombre ne parait pas fixé\
La religion des Muses, partie de la Thrace, ou, plus justement, des
1. Nous renvoyons, pour ce chapitre, à notre étude sur les Muses: thèse de doctorat soutenue, en 1869, devant la Faculté des lettres de Paris, et publiée chez l'éditeur Thorin. Nous résumons ici, en partie, ce travail, et nous en donnons quelques extraits. Voir, en outre: Schillbach, De Musis; Deiters, Ueber die Vcrehruug der Musen bei den Griechen (Bonn. 1868); Oberg, Musarum typi monumenlis veteribus expressi (Berlin, 1873). Cette dernière dissertation, comme l'indique son titre, est exclusivement consacrée à l'étude des mo« numcnts figurés.