‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 195 sur 550 · lliad., il, 485. Cf. Virg., jEn., VUl · texte numérisé non relu

lliad., il, 485. Cf. Virg., jEn., VUl

5. Homère cite Jupiter comme leur père (lliad., H, 491 ; Odyss., I, 10 ; VIH, 488) ; il ne fait nulle part mention de leur mère.

6. Les Muses novénaires se trouvent, il est vrai, citées au vingt-quatrième chant de l'Odyssée (v. 60). Mais les anciens s'accordaient déjà à considérer ce chant comme beaucoup plus récent que les autres. Schol.. lliad., XXIY, 720; Schol., Odyss., XXIV, 1. Cf. Spohn, De extrem. Odyss, parle, p. 43.

cantons voisins de TOlympe thessalienS ne s'est définitivement constituée qu'en Bcotie, autour de i'Hélicon. Leur culte dans ce pays remontait à une assez haute antiquité. Les Béotiens disaient que les Muses avaient été pour la première fois adorées sur THélicon par les Aloides Éphialtes et Otos, géants fils de Poséidon, une des divinités béotiennes primitives. Le culte des Muses était donc considéré comme antochthone en 6éotie^ Quoi qu'il en soit de cette prétention, ce furent les rhapsodes héliconiens, dont Hésiode est pour nous le représentant, qui donnèrent à la religion des Muses la forme qu'elle devait garder. Les trois invocations qui précèdent la Théogonie nous montrent la poésie de riiélicon placée sous l'inspiration immédiate des divinités qui rhabitaient. « Les déesses, dit le poète, m'ont ordonné de célébrer la race des bienheureux immortels, et de les chanter elles-mêmes au commencement comme à la fin »^. Chacune des compositions théogoniques ou héroïques des poètes de I'Hélicon était donc précédée d'un hymne en l'honneur des Muses ; elle se terminait également par l'éloge de ces déesses. Inspirés d'un soufQe divin, les aèdes, une branche de laurier à la main, allaient chantant les immortels, mais leurs chants n'étaient que la voix même des Muses, toujours présentes. Suivant la Théogonie, elles sont nées en Piérie de l'union de Zeus et de Mnémosijne^. Mnémosyne est, d'après Hésiode, une des nombreuses divinités du monde titanique, filles du Ciel et de la Te^re^ Plus tard, Pindare racontait que les dieux avaient demandé à Jupiter, vainqueur des Titans, la création de puissances divines capables de chanter ce grand événement et Tordre nouveau du monde: Jupiter s'était uni à Mnémosyne et les Muses étaient nées de cette union. Mnémosyne ne serait ainsi autre chose que le souvenir de la victoire de Jupiter. Mais l'origine de cette divinité abstraite est beaucoup plus simple. Elle pei*sonnifie évidemment la mémoire, instrument indispensable de la poésie et du chant, avant la naissance de l'écriture. La généalogie hésiodique des Muses fut celle qui prévalut dans l'antiquité grecque. U y avait cependant d'autres traditions sur leur naissance. La légende qui leur donnait Piéros pour père • indique la provenance de leur culte, d'abord établi en Piérie. Quand Euripide dit que la blonde Uarmonia enfanta les neuf Muses chez les Athéniens^, il n'a d'autre pensée

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