‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 201 sur 550 · Ssmp..UV · texte numérisé non relu

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!» KÏTUULOfilE DE LA URÈGE ANTIQUE.

porte est l'instiument du culte dionysiaque. Elle semble reconnaître Bacchus plutôt qu'Apollon comme chef de chœur. Quelquefois, en effet, elle personnifie l'art primitif de la Thrace, en opposition avec la musique savante qui se développa surtout dans la Grèce propre ', et, d'après certaines légendes, elle s'était unie avec te fleuve thrace Strymon. A l'origine, cette Muse faisait donc partie de la troupe fo* litre des compagnons de Dionysos. Plus tard, elle présida seulement au jeu de la flùle'.

L'image souriante de Tkalie éveille, comme celle d'Euterpc, le sentiment de la joie. Cette Muse porte le même nom que l'une des Charités, et son rôle n'est pas sans analogie avec celui de ces divinités. Elle inspire aux hommes une douce gaieté, elle embellit et fleurit la TÎe. Elle préside aux banquets qu'animent le chant et la musique, lorsque l'ordre n'est pas encore troublé, avant le bruyant et tumultueux como»^. Souvent aussi, d'après une autre explication de son nom, Thalie est considérée comme une Muse agreste : elle passe pour avoir enseigné aux hommes le travail de la terre; les laboureurs lui attribuent le soin, la conservation des plantes et des semences'. Virgile l'invoque comme Muse de la pastorale, et le pedum qu'elle porte d'ordinaire est un témoignage de cette attribution. Divinité joyeuse de la vie rustique, Thalie devint facilement, avec le temps, laMusedela comédie, qui avait eu son origine dans les Dionysiaques champêtres. Du temps des Romains, elle n'a pas d'autre signification. Au lierre bacchique qui orne sa tète, à son costume, au masque qu'elle tient à la main (fig. 71), on la reconnaît facilement pour la Muse du genre comique.

En ce temps aussi, la tragédie est représentée par Melpomène, dont la figure grave et passionnée contraste avec celle de sa sœur. Mais cette Muse n'eut que fort tard la tragédie en partage : pendant longtemps elle fut simplement une divinité du chant et de l'harmonie musicale. A l'époque d'IIo-

1. Sur un voie peint qui repréaenle h Julie d'Apollon el de Mtray», ileui Huscs. Calliopc et PaiTtnnie, sont du cfilé d'Apollon ; Eulcrpe eat pria de Hnrayni cl prend parti pour lui(£/rl.C(!rain.. II. pi. 70).

S. Auwne : Dulciloquoi calamot Euterpe flatibtu argel.

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