‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 207 sur 550 · Iliade, VII, 422. 0dy$8., III, 1 ; XI, Itf, sqq · texte numérisé non relu

Iliade, VII, 422. 0dy$8., III, 1 ; XI, Itf, sqq

dessus de la terre, il monte dans le ciel dont il gravit lentement la voûte solide. Au milieu du jour, il atteint le point culminant de cette voûte, « le milieu du cieP : » de là il redescend vers la terre et vera l'occident, où il se plonge dans le fleuve Océan*. Ni Homère, ni Hésiode ne nous disent comment le dieu passait de Tocéan occidental dans Tocéan oriental. Mais le voyage nocturne d'Hélios est souvent décrit par les poètes postérieurs. Tantôt, le disque solaire disparaissant à rhorizon est comparé à une immense coupe d*or où le dieu lui-même se plonge pour descendre ce dans les profondes demeures de la sombre nuit sacrée* »; tantôt, c'est une couche qui le reçoit; une couche d'or, œuvre d'IIéphaestos ; une couche ailée qui, pendant son sommeil, le porte rapidement sur les flots de l'Océan, du pays des Hespérides à la terre des Éthiopiens \ Les Éthiopiens (brûlés par le soleil) sont, de tous les hommes, ceux qui contemplent de plus près la gloire du dieu; car ils habitent à la fois le pays où il se lève et celui où il se couche'^. Toujours baignés d'une pure lumière, ils sont, comme les Hyperboréens dans la légende d'Apollon, des hommes pieux et bons, aimés d'Hélios qui se retire auprès d'eux pendant l'hiver, aimés de tous les dieux auxquels ils réservent de perpétuelles hécatombes et qui viennent souvent s'asseoir à leurs festins : image de l'abondance éternelle et de la merveilleuse fécondité de la contrée qui est la plus voisine du divin SoleiP. Le séjour d'Hélios, c'était encore l'ile d'^Ea, où habitent les enfants du dieu et de l'Océanide Perse ou Perséis^ : à l'orient, le roi iEélès, héros solaire ; à l'occident, la magicienne Circé, divinité lunaire. C'est de ces heureuses contrées que part le dieu pour faire sa brillante apparition aux regards des hommes et des immortels. Dans le Rig-Véda, le disque du soleil est souvent assimilé à une roue flamboyante qui court dans le cieP. Cette simple et primitive image s'est développée dans la poésie grecque. La roue solaire des Aryas est devenue un char dont Hélios est le conducteur, auquel sont attelés des chevaux d'une blancheur éclatante qui soufflent la lumière et la flamme par leurs

i. //tWér, VIII, 68;XVI. 777.

2. Voir le travail de M. Th. H. Martin, Cosmographie grecque à l'époque d'Homère et d'Hésiode (Mém.Acad. Inscrtp., XXVIU, !'• part.).

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