‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 208 sur 550 · Mimnerme, Irag. 12. Lyr. Gr., Berjrk, H, p · texte numérisé non relu

Mimnerme, Irag. 12. Lyr. Gr., Berjrk, H, p

5. Odijss,^ l, 22-24. Plus tard le pays des Éthiopiens devint seulement la contrée du soleil levant.

C. La table du Soleil, chez les Éthiopiens, est toujours couverte de mets (Hérodote, III, 18).

7. Odyss., X, 139 ; XIÏ, 3. Theogon., 976. Homère ne connaît que l'/Ka orientale.

8. Voir F. Baudry, Mythes du feu et du breuvage céleste {Rev, Germ,, 15 avril 1861, p. 370 et suiv.).

naseaux' Debout sur son quadrige et animant son attelage, le dieu infatigable apparaît dans sa radieuse majesté, « lançant des regards terribles sous son casque d'or, » projetant de toutes parts d'immenses jets de lumière, tandis que son léger et magnifique vêlement ilottc au soufOe de la brise matinale*. C'est Hélios, tel que nous le montrent les monnaies de Rhodes et les autres monuments : dieu aux formes viriles et à la florissante jeunesse , dont l'abondante cbcvelure flotte et s'épanden rayons (fig. 78), ou dont la tête est ceinte de la couronne radiée (fig. 79). C'est encore le dieu puissant et gigantesque dont l'antiquité le, le dieu fécond que les Rhodiens considéraient comme l'auteur de leur race et auquel ils rendaient de magnifiques llommages^ La fête des "AXia ou 'H).(eia, qui se célébrait au fort de l'été, alors que l'action du soleil s'exerce sans entraves, était accompagnée de courses de chars de concours gymniques et musicaux, comme les Panathénées athéniennes : les vainqueurs ' '■ " de ces concours recevaient une couronne de peu-

plier blanc dont la feuille en raison de son éclat, était consacrée au dieu La principale offrande faite à llélios était un quadrige attelé que Ion précipitait dins la mer On lui sacrifiait également des chevaux au sommet du Taygetc a 1 icropole de Corinthe, sur les hautes cimes qui sont les premières touchées des roues brillantes de son char'.

I . Ces cheTaui d'Hf lias portaient i Corinlhc les nomi de : Eoos, £thiop), Bmnti el Sté- TOpè (Euniel., »p. liypn, Fab., 183).

!. Hymn. kom., XXXI, T, sqq.

3. Sur le culto rliodicn d'HéliM, mir Pind. m^mp.. Vil, 39, sqq. Slnb. XIV, p. G5!; Pline, Jï«(. nat.. XXXIÏ, 7, 17.

i. Surcest^lcs. voir Sd.<il.Ptn<I.O/triny>., VII, l4l-U7iAthcn., XIII, IS; Corp. Intcr., 3S0»;.'.!U3.

5. Piiuann., III, 30, 4. Le coq, dont le chant innoncc le jour, otail iiu*! comacré lu Soloil (Piu!.in., V, 25, 10).

Fis. 78 Buste

admirait à Rhodes la statue coli

Un autre symbole du culte d'Hélios, ce sont les troupeaux qui lui étaient consacrés, que l'on nourrissait dans Tenceinte de son sanctuaire, au cap Ténare et à ApoUonie^; tradition qui remonte à une haute antiquité. Le poëte de VOdyssée parle déjà des troupeaux du Soleil. C'est dans l'île de Thrinacic que paissent les bœufs et les brebis d'Hélios; il y a là « sept troupeaux de bœufs et sept troupeaux de brebis à la belle toison : chacun de ces troupeaux compte cinquante tètes, et il n'augmente ni ne diminue jamais* ». Ce nombre fixe est remarquable. Les bœufs et les brebis d'Hélios désignent évidemment, comme on s'accorde à le reconnaître, les trois cent cinquante jours et les trois cent. cinquante nuits de l'année* primitive. La succession des jours ou des soleils avait donc été comparée, nous l'avons déjà indiqué', à la procession d'un brillant troupeau dont les animaux s'avancent l'un après l'autre dans les pâturages célestes. Apollon, on s'en souvient, possède comme llélios des bœufs, qui lui sont volés par Hermès et qu'il retrouve au lever de l'aurore : Apollon chez Admète est encore un dieu pasteur. Mais, à la différence d'Apollon, Hélios ne fait pas paître lui-même ses bœufs et ses brebis : il prépose à leur garde deux nymphes, ses filles : Phaéthousa etLampetiè, (la brillante, l'éclatante), dont les noms sont aussi expressifs que celui de l'île d'Érythia (la rougeàtre), où des traditions postérieures placent le séjour des troupeaux du dieuV

L'antique assimilation du soleil à un œil immense, toujours ouvert au-dessus de la terre, se rencontre dans les traditions des Grecs comme dans celles des autres peuples ariens. Sans parler des Cyclopes, dont le nom rappelle probablement cette conception, le soleil est chez les Grecs « l'œil du ciel ou l'œil de l'éther* » ; de même que, dans l'Avesta, il est l'œil du dieu suprême Ahura Mazda, de même que, dans l'Edda, Odin est représenté avec un œil unique, ayant donné l'autre en gage à Mîmir*. Cet œil solaire est, d'après Pindare, le père des yeux mortels\ C'est à Hélios que les hommes doivent la vue ou la cécité \ Chez Homère^ il est le surveillant des dieux et des hommes, celui qui voit tout, aux regards pénétrants duquel rien ne peut échapper. C'est lui

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