‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 216 sur 550 · lliad., V, 5; XI, 62; XXII, 26, sqq · texte numérisé non relu

lliad., V, 5; XI, 62; XXII, 26, sqq

5. Son nom apparlicnt à la même racine que ffiAa;, 7f}iy!yy7,'quc Sûrya^ nom védique du soleil (Gurtius, Griech. Etijm.^ p. 484, 2* éd.). Sirios, Tastre éclalant, désigne quelquefois, en grec, te soleil lui-même (Archil., fr. 61, Bcrgk ; liesychi ^tipioi) ou tout astre brillant (Ibycus, fr. 3).

6. Travaux et Jours, 587. Bouclier d'Hercule, 397. Cf. Virg. Georg., IV, 435.

Aristœos, le dieu bienfaisant qui tempère à son gré l'ardente chaleur ducieP. Depuis longtemps Sirios embrasait les Cycladesqui étaient en proie à la famine et à la peste, quand, sur Tordre d'Apollon, les insulaires se décidèrent à appeler Aristée à leur secours. Celui-ci quitte les pâturages de la Thessalie et aborde à Céos : là, il élève un autel à Zeus 'Ixii-aioç, au maître de l'humidité du ciel, et il offre, au sommet des montagnes, des sacrifices à Sirios. Jupiter entend ses prières ; il fait souffler les vents étésicns, qui pendant quarante jours rafraîchissent rArcliipel. Depuis ce temps, les prêtres de Céos accomplirent chaque année des sacrifices expiatoires avant le lever de la constellation du Chien '. Les ardeurs de la canicule et les brises qui la tempèrent étaient encore rappelées par les monnaies de l'île, où l'on voit à la fois la tête d'Aristée et l'image de Sirios, sous la forme d'un chien couronné de rayons '.

Aux mêmes phénomènes se rapporte vraisemblablement la fable A'Actœon^ dont les divers incidents sont placés tour à tour dans la région thessalienne du Pélion et dans les montagnes de la Béotie. Fils d'Aristée etd'Autonoè fille deCadmos, Actneon est un intrépide chasseur, élève du centaure Chiron * : sa vie sauvage se passe à la poursuite des bêtes fauves à travers les forêts, sur les hautes cimes des montagnes, jusqu'au jour où il est mis en pièces dans le Cithéron par ses propres chiens. La tradition la plus répandue rapportait qu'Actîeon avait éié conduit par les hasards de la chasse dans la vallée de Gargaphia, près de la fontaine Parthénios où Artémis se baignait. Irritée d'avoir été surprise, la vierge divine avait métamorphosé Acta^on en cerf, et Tinfortuné chasseur avait été dévoré par sa meute *. Sujet favori des artistes grecs qui s'étaient plu à le représenter soit au fronton même des temples, comme nous le voyons par une métope archaïque de Sélinonte* (fig. 80), soit sur les vases peints et sur les parois des maisons romaines ^ On donnait encore une autre explication de cette lin malheureuse du fils d'Aristée. On disait qu'après avoir suspendu ses trophées dans le temple d'Artémis, il avait encouru la colère de la déesse en recherchant son union, ou en ayant la prétention de l'em-

1. H est l'opposé du Zeus KuvatO«wç des ArMdicns (Lycophr., 400).

2. Apollon., Argon., il, 510-528 ; Diod., IV, «2. Tlieophr., De Vent., U.

3. Voir K. Blondel, article Aristée, dnns le Dictionnaire des Antiquités, de HM. Dareniberg et Saglio.

4. Eurip., Bacch., 1227 ; Diod., IV, 81 ; Apollod., III, 4, 4.

5. Callim., Hymne à PaliaSy 110; Apollod., /. c/V;IIyg., Fab. 181.

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