Pind., Oiytnp., III, 29, Dissen
6 llyg., /. cit. Ovid., Fast,, IV, 170, sqq. 7. Ilyg.. Fab,, 192; Ovid. Fasl., V, 109.
coup chez les anciens. On expliquait leur nom général par les pluies (u£iv) qui concordent avec leur lever et avec leur coucher. Mais, comme l'indique le nom des Hyades latines, Suculœ, il est plus probable que ce groupe d'étoiles avait été primitivement comparé à un troupeau de jeunes truies (TuiSeçjS auquel elles devaient leur nom. La truie étant l'animal qui aime à se vautrer dans les flaques d'eau et dans les bourbiers, Panimal à la fécondité exubérante, consacré et immolé à Dèmèter, déesse bienfaisante du sol cultivé, on s'explique son rapport avec la constellation dont l'influence amène les pluies qui détrempent et fertilisent le sol. Divinités pluviales du ciel, les llyades sont sur la terre des nymphes de l'humidité fécondante. Ce sont elles qui ont élevé à Dodone l'enfance de Jupiter ; ce sont elles qui ont servi de nourrices à Bacchus sur la montagne de Nysa. Quand le jeune dieu fut poursuivi en Thrace par Lycurgue, elles se précipitèrent avec lui chez Thétis, ou emportèrent à Thèbcs l'enfant divin pour le remettre aux mains d'Ino. Jupiter, reconnaissant des soins donnés à son fils, avait attribué aux Hyades une place dans le ciel*.
Quant à la constellation de la Grande-Ourse, elle n'appartient à la mythologie que par la confusion d'idées dont son nom a été l'objet. Arctos signifiait originairement « la brillante » ; mais cette épithète étant devenue, on ne sait trop pourquoi, le nom de Tours', le sens premier du mot fut oublié avec le temps, et la brillante constellation se transforma en une ourse céleste dont il fallut expliquer l'origine. Cette explication était fournie par un mythe arcadien qui repose sur une fausse étymologie. Les habitants de l'Ârcadie avaient remarqué la ressemblance de leur nom avec celui d'Arctos ; ils supposèrent donc que le père mythique de leur race, Arcas, devait être le fils de rOursc. et comme, dans les légendes du pays, Arcas avait eu pour mère la nymphe Callisto, aimée de Zeus, on imagina que Caliisto avait été métamorphosée en ourse par la jalousie d'Hèra et placée dans le ciel par son divin amant \ Cette constellation étant la seule qui ne se plonge jnmais « dans le bain de l'Océan n^^ on ajoutait que Thétis, par amitié pour Hèra, n'avait pas voulu recevoir dans ses flots l'amante de Jupiter. Le mythe de la métamorphose do Callisto a un caractère
i. Hcsych. IxjASiç, ai vue;. On expliquait encore leur nom par la forme de leur conslellation qui ressemble à un Y (Schol., Iliad., XVIII, 486.)
2. Apollod., III, 4, 3; Hyg., Poel. Asiron., Il, 21. Ovid., Metam., IH, 514.
3. De même, en sanscrit, Hiksha (le brillant ; R. ark, briller) est devenu le nom de Tours, et cette même épithète est appliquée aux étoiles. (Max Mûller, Nouv. leçons, trad. G. Periul, t. II, p. 82 et suiv.).