Iliad., XVIII, 487. Odyss., V
purement local et n*est peut-être pas très-ancien. La vue de la constellation d'Arctos semble avoir éveillé chez les Grecs moins l'image d'une ourse que celle d'un chariot. Déjà, chez Homère, Arctos se confond avec "Afxa^a *, et cette identité remonte sans doute très-loin dans le passé. Autrefois donc, comme aujourd'hui encore, l'imagination populaire voyait dans la constellation polaire la figure d'un char dont les quatre roues sont les quatre étoiles qui forment un carré, dont le timon ou l'attelage est représenté par les trois étoiles qui sont en ligne sur la gauche. Au-dessus de celle des trois qui est nu milieu, il s'en trouve une plus petite, qui fut regardée comme le conducteur du char, et qui devint, comme Fa établi M. Gaston Paris, le type du petit Poucet*. Mais cette étoile ne paraît pas avoir eu de place dans la mythologie hellénique^. L'attelage du char qui, dans les traditions grecques comme dans les traditions romaines, est un attelage de bœufs, était conduit par Bootès (le Bouvier) qui s'appelle encore Arciouros (le gardien de l'Ourse).