‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 238 sur 550 · Ibid.f 871 st|q · texte numérisé non relu

Ibid.f 871 st|q

il est le fils deGasa et du Tartarc^ : « le Feu brille dans ses yeux, audessous de ses sourcils ». Foudroyé par Jupiter, d'après la Théogonie^ des tori*ents de flammes s'échappent de son corps consumé : « tout autour, à la vapeur de l'incendie, s'cchauffe et fond la terre immense, comme coule l'étain dans le creuset du fondeur, comme s'amollit le fer, le plus dur des métaux, dompté par la main d'IIcphicstos, sur ses fourneaux brûlants, au sein des montagnes d'une contrée divine » '. Ces images, qui expriment l'ardente action des fournaises volcaniques, s^expliquent par d'antiques traditions relatives à Typhon. Dans V Iliade^, le corps du monstre est enchaîné sous la terre des Arimiens, qui correspond à la Cilicie et à la Phrygie brûlée'', Pindare lui assigne pour séjour primitif l'antre célèbre de Cilicie. Plus tard, le mythe de Typhon, originaire d'Asie Mineure, fut apporté en Grande-Grèce et en Sicile par les colonies helléniques : dès lors, il eut sa demeure souterraine dans les entrailles de la région volcanique qui s'étend du Vésuve à l'Etna. « Aujourd'hui, dit Pindare, c'est toute la côte qui se prolonge au delà de Cumes, c'est la Sicile, qui pèsent sur sa poitrine velue. Il soutient une colonne céleste, l'Etna éclatant de blancheur où toute Tannée s^entretient une neige glacée. La montagne vomit un feu redoutable dont les sources jaillissent de ses profondeurs. Pendant le jour, des ruisseaux de feu coulent avec les flots d'une fumée ardente ; dans les ténèbres de la nuit, les tourbillons de la flamme étincelante lancent des rochers qui vont frapper la surface de la vaste mer avec un épouvantable fracas. C'est le monstre, c'est Typhon, qui déchaîne ces torrents de flam-

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Le double caractère de Typhon qui a désigné successivement, au sein de Patmosphère, l'haleine vaporeuse des vents tempôtueux, sous la teiTe, l'haleine fumeuse des volcans, se retrouve dans d'autres monsires qui lui sont souvent associés. Êchidna^ qui lui est donnée pour épouse dans la Théogonie^ a été originairement la nuée d'orage aux noirs replis, si souvent comparée à un serpent dans la mythologie aryenne, et qui est la compagne naturelle de l'ouragan. Ses aspects multiples sont ceux que présentent les nuages à l'approche de la tempête. « Par la partie supérieure de son corps, Echidna est une jeune nymphe, au doux regard, au beau visage; dans le reste, c'est un énorme et affreux serpent, tout couvert d'écaillés aux couleurs changeantes » ®.

i. Théogonie, n\,

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