‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 239 sur 550 · GÉNIES DES ORAGES ET DES VENTS. SOS · texte numérisé non relu

GÉNIES DES ORAGES ET DES VENTS. SOS

Mais, comme son époux Typhon, Ëchidnn est descendue des régions atmosphériques dans les régions souterraines ; comme lui, elle est de-^ venue un monstre terrestre qui habite, loin des dieux et des mortelsi une profonde caverne, sous le pays des Ariiniens dont elle personnifie les phénomènes volcaniques. Ainsi considérée, elle est la fille de Gsea et du TartareS de mémo que, dans sa première signification, elle était née de Tunion de Chrysaor et de Tocéanide Callirrhoé', c'est^-dire de l'éclair (le héros à l'épée d'or) et des vapeurs qui s'élèvent du sein de la mer pour s'amasser dans le ciel en nuées d'orage.

Il en est de même de la Chimère, fille de Typhon et d'Échidna, et dont la conception» originaire de Lycie, était déjà connue des Grecs aux temps homériques'. La Chimère» elle aussi, a été d'abord une divinité de l'orage et de l'hiver, dont le nom grec (xeiiJLU)v) appartient à la même racine que le sien : monstre redoutable, tué comme ses pareils par un héros solaire qui, en Lycie, s'appelait Bellérophon. La Chimère à la force invincible (à^onitA^tioq) se présentait à l'imagination grecque sous une forme effrayante. Sa tête et la partie antériefurc de son corps étaient celles d'un lion, la partie inférieure celle d'un dragon ; au tûU lieu, elle était une chèvre; détail qui s'explique par le rapprochetnéUt qu'avaient fait les Grecs entre ce monstre et l'animal dont le nom était identique au sien, la jeune chèvre (/([Adtpa) ^. Mais» tandis que ces formes animales rappelaient les effets effrayants et destructeurs de l'ot^age hivernal, les flammes que vomissait la gueule de la Chimère étaient l'image des éclairs et de la foudre qui percent les nuées. Cette image, en s'appliquant plus tard aux éruptions volcaniques, devait transformer la Chimère en un monstre chthonieU qui habite, comme Typhon et Échidna, les profondeurs du sol de la Lycie" qu'il bouleverse de ses mouvements et qu'il embrase des exhalaisons de son soufQe.

A la famille de Typhott appartiennent encore les Hat*pyes que certaines traditions lui donnaient pour filles. Leur signification n'est pas douteuse. Les Harpyes ('Aprjtat), ce sont ce les ravisseuses », celles qui emportent et ravagent tout dans le souffle furieux de la tourmente. D'après Homère, l'une des Harpyes, Podargè, s'unit à Zéphyros pour

i. Apollod., H. 1,2.

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