‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 253 sur 550 · Des., Op. et Z>., v · texte numérisé non relu

Des., Op. et Z>., v

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'274 MYTHOLOGIK DE LA GHÈCE ANTIQUE.

Les hommes de la seconde génération, ceux de l'ûge de Targenl, sont déjà bien inférieurs aux premiers. Êtres faibles et inertes, toute leur vie n'est qu'une longue el stupide enfance : arrivés à la jeunesse, ils meurent victimes de leur sottise et de leur impiété. Jupiter les fait disparaître parce qu'ils ne voulaientpoint honorer les dieux olympiens. Eux aussi, ils deviennent des génies; mais ils n'habitent pas la région de la lumière; ils sont plongés dans- les demeures souterraines*. Le nom de Tairain donné à Tàge suivant marque moins une nouvelle décadence de l'humanité qu'une période de l'histoire réelle de la civilisation. Les Grecs se souvenaient que l'usage du fer avait été précédé par celui de l'airain et que ce dernier métal avait été employé d'abord à la fabrication des armes. Les hommes de cette génération sont donc robustes et violents; leur cœur a la dureté de l'acier; leur force est extrême. « Ils avaient des armes d'airain, des demeures d'airain ; ils ne se servaient que d'airain. Le fer, ce noir métal, était encore inconnu' ». La quatrième génération est, chez Hésiode, celle des héros qui sont tombés devant Thèbes ou sous les remparts de Troie : élément qui paraît étranger au mythe des âges, sous sa forme primitive. La place assignée à cette génération « vertueuse et juste » n'interrompt pas seulement, en effet, la série naturelle des quatre métaux traditionnels; elle est en désaccord avec l'idée de la déchéance graduelle de riiumanité. Mais il faut se souvenir que, parmi les contemporains d'Hésiode, plusieurs prétendaient avoir pour ancêtres des héros du cycle troyen ou du cycle thébain. 11 fallait donc que le poëte plaçât immédiatement avant l'âge présent cet âge héroïque dont les glorieuses légendes, mises en œuvre par l'épopée, enchantaient alors l'imagination des hommes. Aussitôt après, l'humanité relombe dans l'âge de fer auquel Hésiode appartient et dont il nous retrace le désolant tableau.

A la suite des mythes qui racontent les commencements de l'humanité, viennent naturellement se ranger les légendes des divinités qui président à la vie physique et à la vie morale de l'homme. Cette double vie dépendait surtout sans doute pour les Grecs du dieu suprême qui est le père commun des mortels; mais Jupiter, qui exerce sur la terre une action incessante, n'y intervient pas toujours lui-même. Dans ses rapports avec les hommes, il a pour ministres des divinités secondaires, chargées chacune d'une fonction distincte : ce sont les divinités de la naissance, de la santé et de la destinée.

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