ApoIIod., III
DIVINITËfi BK I.A Vie HUMAINE.
ne virent plus en lui que le médecin divin, le dieu sauveur (tSw^Qp), comme ils l'appelaient'. Ils lui avaient donné pour altribuU: le serpent, l'animal divinatoire*; le bâton qui sert de soutien au médecin secourabic, dans ses voyages ; la coupe, remplie d'une salutaire boisson. [Is lui sacnliaient quel- (luefois le coq, l'oiseau vif et alerte, de bonne heure éveillé. L'image d'Asclèpios, sur \en monuments de la statuaire et de la numismatique grecques, est ordinairement celle d'un homme robuste et barbu, dans la plénitude de sou développement physique; elle oITre de grandes analogies avec celle de Zeus, dont elle se distingue pourtant par une expression plus marquée de bienveillance et par des traits plus doux (lig. 85). Asclèpios se reconnaît d'ailleurs facilementâsesattributs. Dans le sanctuaire d'Ëpidaure, oii il avait une magnifique statue d'or et d'ivoire, œuvre de Thrasymèdes. le dieu était représenté assis sur un trône, tenant de sa main gauche un bâton en forme de sceptre, tandis que samain droite reposait sur la léte d'un dragon ; un chien était accroupi à ses côtés Mine monnaie d'Epidaure, ici reproduite, nous a conservé le souvenir de cette représentation (lig. 86).
Avec le développement de la religion d'Asclèpios, le dieu fut entouré par l'imagination grecque d'un cortège de démons ou de divinités secondaires, dont les noms expriment les idées de bien-élrc, de santé ou de guérison. qui sont inséparables de lui. C'est d'abord la douce Hépianè, son épouse, la mère des deux Asclèpiades. Podalire et
1. t)orp. Itttcr., n"" 1755, 3577. île. Atelèpins, ciimme Apollon Mixicacai:, éUil inioquv. non-stulement dans \n malBilies, laaa dans Iniile cspùce de prenants périls. Lea nivi- ^teur>. ssuifs pur lui du nnurrtgc. lui arlrci^aiiïnl cle< nclionj Av |,'iicu!<. (Voir l«s iiisci'iplioii* de Sjrra publiées dans V'KBnitln, fV,p. l'J-^0.) Dani les tempûlL-s on rinroquiiït coinmc les Diosciirea. (Aristide. I, p. <iX.)
1. a.. ï Dciplics. le dragon rjllion. Or. la dîvinalion et la mii.iecine se conrondciit aouren ïui premitrea ipoques <ic la ciïilixilion grEe(|UK. Voir Welcher. Griech. CMt.. 11. 7Sl, \e acrpeiil. qui renouvi'ile in pi'au périodiquenii'iil. pouiTiil t\re encore un svtiibole île rnjcil-