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SM MYTHOLOGIE DE LA GttACS ANTIQUE.
Machaon, les célèhres médecins de l'âge hcroii<|ue. Ce sont ses Hlles : J/i/9i>ia (la Sanlé), la déesse souriante, aux yeux brillants': laso, Panakcia, JEgiè. C'est encore Tdlrspkoros, le démon de la convalescence, que l'art grccavait ligure sous les traits d'un petit génie dont le corps est enveloppé d'un manteau épais, la tète recouverte d'une sorte de capuchon (fig. t!^7) : image du malade qui commence à se relever.
Le temple antique et vénérable de Tricca,- les sanctuaires plus récents d'Kpidaure, de Cos et de Pergame, attiraient surtout les malades qui venaient demander au dieu le soulagement de leurs douleurs. Ces sanctuaires avaient clé construits à une certaine distance des villes, dans des lieux élevés et saluhres, dans le voisinage de limpides fontaines, au milieu de bois sacrés dont la fraichc verdure réjouissait lesycux*. Ils étaient desservis par des prêtres qui se faisaient les interna, oi. ■ri.-.,......™, pp^^gj ji, (lieiien exerçant ta médecine. L'histoire de
la médecine grecque se confond à l'origine avec celle des sanctuaires d'ÂscInpins : la science médicale fut d'abord lemonopolede familiessaccrdotales, qui , de père en fils, s'en transmettaient les secrets dérobés aux profanes. D'ass'ez bonne heure, il est vrai, les Asclèpiades sortirent des temples pour aller soigner les malades et admirent à leur école des élèves étrangers à leur caste'. Mais cette sécularisation de la médecine n'empêcha point que jusqu'aux derniers jours de i'heliénisme les malades vinssent en foule se faire traiter dans les Asclèpieia dont ta renommée et le prestige religieux les attiraient. Avant de pouvoir consulter le dieu dans son sanctuaire, ils étaient soumis à un grand nombre de pratiques, dont les unes, telles que des jeunes, des ablutions et des bains, étaient simplement hygiéniques, tandis que les autres, comme les purilications et les sacrifices, avaient un caractère religieux. Après cette préparation, ils étaient admis dans le temple pour y passer la nuit, soilsur la peau de l'animal^ qu'ils avaient sacrifié, soit sur des lits placés auprès de la statue d'Âsclèpios : c'était ce qu'on appelait Vincubalion. Là. dans le silence et la demi-obscurilé du sanctuaire.