‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 259 sur 550 · Athcii..XV, ll.T;r^r,i. /n.fr.. n-Stl · texte numérisé non relu

Athcii..XV, ll.T;r^r,i. /n.fr.. n-Stl

S. Plut., Quail. rom., U; Viiruv., I. 2, 21); l>3us.iii.. Il, 27, 4.

3. Voir, du» le Diclionnairf /le» Aniiquilit du HH. Darcinbcrg et Sni;llo, l'artirle Aiclépirion. auquel nous eiNpruntons ici quelques di'tiils.

4. Cet iniintl, sur li's has-relieFn pmvenant de l'AMli^pii'inn d'Alliràrs, e<>t lanlûl iinc truie, tiinlâl un MWtt [llullrlin dr CorrK'imndancr hrlUntqve. 1K7K, p. 70)

OÙ ils apercevaient les serpents familiers déroulant leurs longs anneaux sur les parvis, où ils croyaient voir tout près d'eux le dieu présent, leur imagination était vivement frappée. Pendant leur sommeil, le dieu leur apparaissait en songe, ou s'approchait de leurs oreilles pour leur indiquer les remèdes qui devaient les guérir. Le lendemain, ils racontaient ce qu'ils avaient vu ou entendu aux prêtres qui interprétaient ces visions et appliquaient le traitement que le dieu avait ordonné. Ceux qui s*en retournaient guéris suspendaient dans le temple des ex-voto', jetaient des pièces d'or ou d'argent dans la fontaine sacrée et faisaient graver sur des stèles, avec leurs noms, l'indication de leurs maladies et celle des remèdes auxquels ils avaient dû leur salut. A Épidaure, une vaste rotonde en marbre blanc, nommée Tholos, renfermait un grand nombre de ces monuments* dont l'étude n'a pas été inutile au perfectionnement de la pratique médicale. Uippocrate avait consulté, à Cos, ces précieuses archives', et Pline l'Ancien empruntait à une inscription de ce genre une recette contre la morsure des serpents*. La religion d'Asclèpios, malgré ses superstitions et le charlatanisme qui s'y mêlait, a donc eu une certaine influence sur le développement de la médecine grecque.

Tout d'ailleurs, dans ces sanctuaires, concourait h procurer aux malades à la fois le calme de l'esprit et le bien-être physique. Aux effets bienfaisants d'un air pur, de la fraîcheur des eaux et des ombrages, se joignaient pour eux des distractions salutaires. Dans Tenceirite d'Asclèpios à Épidaure se trouvait un stade et le magnifique théâtre construit par Polyclète*. Au temps de la domination romaine, l'empereur Antonin rendit cette station médicale encore plus commode en y construisant des bains ; il l'embellit en y élevant des temples nouveaux, en y consacrant des œuvres d'art et de nombreuses statues. Là encore se célébraient tous les cinq ans, neuf jours après les Isthmiques, les concours gymniques et musicaux d'Épidaure*, dont l'éclat attirait de toutes les parties de la Grèce un grand concours de spectateurs.

1. On a trouvé récemment un grand nombre de ces cx-volo dans Ie« fouilles exécutées par la Société archéologique d'Athènes sur la pente méridionale de l'Acropole. (Voir à ce sujet lin intéressant article de M. P. Girard, membre de l'École française d'Alhènos, dans le Bufletin de Correipondattce hellénique^ 1878, p. 65, sqq. Cf. Ibùi., p. 419 sqq., Inventaires de l'Asklèpieion.)

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