‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 265 sur 550 · Pausan., /. cit. Cf. VU · texte numérisé non relu

Pausan., /. cit. Cf. VU

5. Theogon., 223. Pausan., VII, 5. Hyg., Fah., Praîf., p. 26, éd. Bunle. 0. Mesomed., Hgmn. Nemes., v. 2.

7. Antiinacli., ap. Strab., XUI, 588. Apollon., Argon., I, v. 1116 et SchoL Cf. Tournier, Némésis, p. 99 et suiv

tas UVTUOLOGIË DE LA GRÈCE ANTIQUE.

Crète on raconlait que ta nymphe Adrastée avait nourri et élevé Jupiter enfant. Néinésis et Adrastée éveillaient donc l'idée des sûrs et inévitables effets de la colère ou de la jalousie célestes, dont elles étaient les instruments.

Sur certaines médailles de Smyrne, les deux déesses sont réunies, debout sur un char Irainé par des gryphons (fig. 89). On reconnaît Adrastée à la couronne murale qui orne sa léte ; Néniésis est coiffée du tnodius, mais toutes deux ont la même attitude cl le même geste expressif. L'index de leur main droite se rapproche de leur bouche : allusion au silence que l'homme, heureux ou malheureux, doit s'imposer, à la retenue qu'en toute circonstance il lui faut observer dans son tangage, s'il ne veut attirer sur lui la redoutable at- . La position du bras, replié en avant, de manière esure de la coudée, était un avertissement et ! genre. Celle mesure est, en effet, l'image de celle que les dieux jaloux ont assignée à l'ambition et à li félicité humaines, et que l'homme ne peut dépasser sans être atteint par la rapide poursuite de Ncmésis ailée, telle que nous la montrent quelques monuments'.

Néniésis est une divinité toujours funeste. Une autre déesse de la destinée, que Pindare rangeait parmi les Parques*, Tychè (la Fortune), est au contraire toute bienveillante*. Elle prodigue ses faveurs aux cités et aux individus qui se sont placés sous sa protection. Dans la Théogonie et dans l'hymne homérique à Dèmètcr, Tychè est une fille de l'Océan. Mais celle généalogie n'exprime sans doute qu'un côté de sa nature et une partie de ses bienfaits : ceux dont le commerce maritime est la source pour les hommes. Chez Pindare, elle est, dans un sens plus général, la lille de Jupiter, du dieu qui est le souverain dispensateur des biens de la vie, de Jupiter Ëleuthérios, qui sauve les hommes dans de pressants dangers '. D'après ses plus anciennes repré-

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tcntion deNémésis'.

à offrir aux yeux la i une menace du mén

1. Le fiein, qui est quelijueraii dans li main de Ném&is, eiprime une idée anilc^uc.

!. Denkai. ait. Kunil, II, pi. li, n° llfO. L'iltribut de la ruuc. qui scconipnKnB ici ligura de Hémciis, a sain daule rippoit sui iicissitudes nécesuiius de la vie tiuuiaiiic cocerdede plsisirs et de douleurs donl parle Suphotlu, TracA., 1Ï7.

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