‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 271 sur 550 · Odyss., I · texte numérisé non relu

Odyss., I

8. Curt., Griech. Etym., p. 653 : 'A-riaç (a prosthétique). R. t«A,T3i/. Cf. r/i^-vat, uo/ûriaç, TflU-«vToy, etc.

9. Odyis.f I, 53; Theog.^ 517 sqq., 746 sqq. Esch., Prom^/A., 351, éd. Weil.

ÏM MÏTilOLOlilE DE LA GRÈCE ANTIQUE.

uns, interprétant cette Table dans un sens moral, faisaient d'Atlas un Titan condamné par Jupiter à un éternel supplice. Pour d'autres, comme Hérodote, Atlas était une haute montagne de Libye, dont les cimes toujours enveloppées de nuages se dérobent au regard et que les indigènes appellent la colonne du ciel. Les cvhéméristes anciens et modernes transforment Atlas en un roi astronome qui tient une sphère à la main. M. Cox' a rapproché Atlas du Skambka de )a mythologie indienne et de l'Irintnsul teutontque, le pilier qui soutient le poids du monde. Mais ce rapprochement n'e^t pas complètement exact. Car, d'après les textes les plus précis, Atlas ne supporte que le ciel : ses pieds s'appuient sur la terre. Dans l'Odyssée, d'ailleurs, i) est essentiellement un dieu marin. Il faut donc examiner attentivement les détails du mythe grec avant d'en tenter l'explication.

Fig. 91. - AU». Atlas , nous disent les poètes ,

est debout, devant les Ilespérides, aux extrémités de la terre*. Or, les Ilespérides sont appelées par Hésiode les filles de la Nuit; suivant la signification même de leur nom, elles sont les filles d'IIespéros, l'étoile du soir. L'une d'entre elles s'appelle JEg\é (la brillante, l'éclatante), l'autre Erythéis (la rougeittre). Il faut donc reconnaître en elles les nuages empourprés du couclmnt, et, dans les pommes d'or que produisent leurs brillants jardins, les teintes que revêtent les nuages illumines des dernières splendeurs du soleil. Le mot qui, en grec, signifie pommes (iiîjXa), signilie en uicmc temps troupeaux. Il est donc probable que, dans la donnée première du mythe, les pommes du Jardin des Ilespérides n'étaient autre chose que les troupeaux du Soleil couchant, c'est-à-dire les nuages, suivant une image familière à la mythologie aryenne. Atlas, placé dans le voisinage des Ilespérides, se trouve ainsi en relation nécesbaire avec

1. MylMogy af thi Aryaa \Hatuita, [, |i. 337, r 9. TAeoson., 158.

II, |i. 19. Cr. Grlmm, D. Mylh.,

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