‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 274 sur 550 · Plat., Po/t/.,10, p · texte numérisé non relu

Plat., Po/t/.,10, p

dangers de la mer de Sicile : le pauvre Glaueus, de ce moment, resta toujours gauche, méchant, murmurant, malveillant. On le voit sur les monuments, avec sa barbe d'algues marines, le regard fixe, les sourcils contractés. Les Amours s'égayent à ses dépens : Tun lui tire les cheveux, l'autre lui donne un soufflet. Quelquefois il est Glaucéy c'est-àdire celte teinte tirant sur le vert et le bleu que revêt la mer dans les endroits où elle repose peu profonde sur un sable blanc : la couleur de la mer devient ainsi une femme, comme le sommet moutonnant des vagues devient la tète blanche des Grées (vieilles femmes) qui font peur aux matelots. Quelquefois il est Lamie, qui attire les hommes et les séduit par ses attraits ; d'autres fois, un épervier qui plonge en tournoyant sur sa proie, puis une sirène insatiable tenant un jeune homme de chaque main. Jetez péle-méle toutes les idées des gens de mer, amalgamez les branches éparses des rêves d'un matelot, vous aurez le mythe de Glaucus : préoccupation mélancolique, songes pénibles et difformes, sensation vive de tous les phénomènes qui naissent dans les flots, inquiétude perpétuelle, le danger partout, la séduction partout, l'avçnir incertain, grande impression delà fatalité ^ »

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