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4. Ces «Icux rcpn'Si'iilalioris divcrso-j se li-oiivoiil n>iiiiies sur une c«hi|M' apulieiiiic publiée par Gerhard (AiMnlescnc VascnbUder, W. Cf. 0. Mailcr-Wicseler, H, pi. 7, n'^82, 83, 84.
D. Pausan.y II, 32, 7.
DIVINITÉS DE LA MEIt. — POSEIDON. 307
Si le fridciit de Poséidon a le pouvoir défaire jaillir les sources du creujt des rochers, on conçoil Facilement comnicnt le dieu devient l'amant de certaines nymphes ou de certaines vierges mortelles dont la vie
Poiéidon pounuitant Amfinoné.
légendaire se passe au bord des eaux. L'Odyssée nous fournit le plus ancien récit lie ce genre. La belle vierge Tyro, dont le nom, comme celui de Galirthée, rappelle la douce blancheur du lail, était éprise, dît le poëtc, du divin Énipée, le plus beau des lleuves qui coulent sur la terre: souvent elle aimait à errer près de son magnifique courant. Un Jnur, le dieu Poséidon prend soudain la forme d'Ënipée et accourt aux embouchures du fleuve pour s'unir à Tyro : « une vague empourprée se dresse comme une montagne, se courbe et enveloppe les amours du dieu el de la femme mortelle*. » Il n'a fallu à ce gracieux ' récit d'autre occasion peut-être que la vue d'un cours d'eau limpide, d'une eau de source qui, après avoir côtoyé ijuelquc temps les rives d'un llcuve, s'y jette enfin tout près de son embouchure, où ses blanches eaux se confondent et se perdent dans l'azur des ilols marins. Le récit homérique ajoutait que de cette union étaient nés deux jumeaux: Pélias et Nélée, dont l'enfance, d'après d'autres Iradi- Uons*, grandit aumilieu des troupeaux de chevaux paissant en liberté dans les tasti's plaines de Thessalie, et qui plus tard furent des cavaliers sans pareils, d'infatigables dompteurs de coursiers. Le mythe de Poséidon et de Tyro se trouve ainsi en relation avec l'image du i!heval, symbole ordinaire du dieu-
Quand il s'agit de la mer, les chevaux de Poséidon , ce sont les vagues qui écument et se cabrent au souflle de la tempête. Sur terre, le cheval, c'est l'eau de source qui jaillit à gros bouillons et bondit sur son lit de rochers; c'est encore le cours impétueux des fleuves de Grèce,
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dont la plupart sont des torrents. Le cheval devint donc l'animal consacré par excellence à Poséidon : symbole dont l'antiquité est attestée par certains usages du culte. Dans 17/iade, les Troyens, pour honorer le dieu tleuve Scamandre, jettent dans ses flots des chevaux vivants \ En Argolide, il y avait un gouffre rempli d'eau douce, qui passait pour être en communication avecla mer: primitivement, les habitants du pays faisaient une offrande à Poséidon en précipitant dans cet abîme des chevaux tout bridés*. Le mythe d'^inow, le coursier merveilleux d'Adraste', se rapporte à la même idée. D'après la légende arcadienne, Dèmèter, voulant échapper à la poursuite de Poséidon, s'était métamorphosée en cavale ; le dieu prit la forme d'un cheval pour s'unir à elle. De cette union naquit une fille, dont Pausanias n'a pas voulu nous révéler le nom mystérieux, et Arion*. D'après d'autres traditions qui ne sont que des variantes de celle-ci, le cheval divin était né de la Terre, ou encore de Poséidon et d'une Harpye*. Le nom de Pégase, autre cheval merveilleux, éveille Tidée des torrents de pluie qui s'échappent des nuées, ou encore, de la source qui sort du sein de la terre^. llippocrène (la source du cheval) avait jailli d'un rocher de l'Hélicon frappé du sabot de Pégase. A Athènes on disait que Poséidon, voulant disputer à Athèna la possession de l'Attique, avait, d'un coup de son trident, fait sortir de terre un cheval frémissant ^ : c'est la tradition qu'a reproduite Virgile, au début de ses Géorgiques :
.... Tuque o cui prima Irementem Fudil equum magno tellus percussa tridenti.
Le cheval de Poséidon, simple image à l'origine, prit bientôt plac dans les légendes et dans le culte du dieu, à qui on attribua, non-seulement la création de cet animal, mais Tart de le dompter et de le soumettre au joug. C'est en ce sens qu'à Corinlhe Poséidon était honoré sous le nom de ôa[ji.atoç, en Thessalie sous celui d'î|jn]/'.o;*. Les chevaux domptes par le dieu sont attelés à son char qu'ils font voler sur les
i. lliad., XXI. \z% % Paiisan.. Vill, 7, 2.