‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 294 sur 550 · L'OCÉAN. — LES FLEUVES · texte numérisé non relu

L'OCÉAN. — LES FLEUVES

A la conception précise de Poséidon, dieu souverain de la mer, des côtes qu'elle baigne et des masses d*eau qui s*accumu1ent dans Tinté' rieur du continent pour y former des lacs, correspond la conception plus vague et plus générale de YOcéan. Dans les poèmes homériques, rOcéan est moins un dieu à la figure déterminée qu'une puissance essentielle de la nature, un élément primitif du monde. L'Océan est la source commune a de tous les fleuves, de toute la mer, de toutes les eaux jaillissantes, de tous les puits profonds ^ » Il est le principe de rélément liquide sous ses formes diverses. On se Timaginait comme un fleuve immense, qui]court autour de la terre dont il embrasse toute la circonférence. Du côté de l'orient, le soleil et les astres sortent do son sein, pour s*y replonger, à l'heure de leur coucher, du côté de Toccident*. Au nord, la constellation de TOurse est la seule, dit le poëte, qui ne se baigne pas dans le grand fleuve i sur ses bords vit, au midi, le peuple merveilleux des Pyginées'. Dans toutes les directions, rOcéan limite donc et enveloppe la terre. M. Ch. Ploix a récemment expliqué, d'une façon très-vraisemblable, comment avait pris naissance l'idée de ce fleuve fabuleux, qui n'est point la mer ellemême et qui n'a été confondu que fort tard avec elle. « L'observation, dit-il, pouvait facilement faire reconnaître que c'était l'eau tombée du ciel qui entretenait les sources et les rivières.... Mais d'où venaient ces nuées qui reparaissaient de temps à autre dans le ciel, qui ne se las-

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