‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 303 sur 550 · Htjmn. hom., XIX · texte numérisé non relu

Htjmn. hom., XIX

2. Thucyd., II. 15. Porph., Antr. Nifmph., 12. llesych., vupif cx« )oMrpi.

3. Ello r«»moiilo aux originos communes des mylhologies indo-européennes. Pour la my- Iholoîrie de l'Avcsla, voir J. Dnrmejteter, Hatnrafâf et Ameretâl, p. 51.

qui s*est conservée jusqu'à nos jours dans plusieurs pays de TEurope S ne s'explique pas seulement par les bienfaits des sources thermominérales auxquels les Grecs venaient demander la guérison de leurs maladies. Sans doute, les Nymphes de ces sources étaient l'objet d'une vénération toute particulière, dont font foi les inscriptions et les ex-voto de leurs sanctuaires ^ Mais des eaux qui ne paraissent avoir eu aucune vertu curative passaient également pour être salubres à ceux qui s'y plongeaient pour y trouver le soulagement de leurs douleurs'.

On attribuait encore aux Nymphes, déesses de la. santé, la faculté de prévoir et de révéler aux hommes l'issue des maladies. Près de Fatras était une fontaine dont on venait consulter la nymphe à cet effet. Audessus de la surface de la source, on suspendait un miroir dont le rebord seul plongeait dans l'eau : on le retirait ensuite, et l'on y apercevait l'image du malade, soit mort, soit vivant ^ Cette science divina* toire des nymphes ne s'appliquait pas seulement d'ailleurs aux maladies : elle était générale. Les génies qui habitaient les sources et les humides cavernes furent considérés de bonne heure comme capables d'instruire l'homme sur l'avenir et de lui inspirer une science divine. Les Nymphes des eaux eurent leurs oracles, antérieurs peut-être à celui d'Apollon, et dont le crédit se conserva longtemps dans quelques endroits de la Grèce. Sur le mont Cithéron, au-dessus de Platées, était un antre des Nymphes Sphragitides : là, suivant Plutarque et Pausanias, il y avait primitivement un mantéion où se rendaient à certains jours les habitants du pays : à peine avaient-ils pénétré dans l'antre qu'ils étaient possédés par les génies du lieu et prédisaient l'avenir. On donnait à ces « possédés » des Nymphes le nom de nympholeptes*. Les prophéties du devin béotien Bacis passaient pour avoir été dictées par ces divinités ^ « Habitantes des cavernes, nourries par le souffle de la terre, elles ont fait jaillir les sources des eaux inspiratrices pour l'oracle divin de la Muse. "^ d Ce caractère inspirateur des Nymphes qui résident dans les cavernes ou dans les fontaines s'explique peutêtre par le trouble que produisaient sur le cerveau les gaz qui s'échappent de certaines grottes, ou qui saturent les eaux de certaines sources.

i. Voir J. Gritnm, Deutsche Mythologie, p. 551-557, S'édit.

2. Curtius, Griech. Quell und Drunnen-inschriflen, p. 12, sqq. Corp. In8ci\, 2184, sqq.

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