‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 306 sur 550 · Ovid., Metanik, IIÎ, 362, sfjq · texte numérisé non relu

Ovid., Metanik, IIÎ, 362, sfjq

i. W., IIÎ, ZH.

en extase devant lui-même; il se penche sur Tonde trompeuse; il y plonge les bras pour saisir Tobjcl fugitif de sa passion. Rien ne peut l'arracher à celte douce et cruelle contemplation ; rien ne soulage ses impuissants désirs. Consumé d'amour, il languit, se flétrit et meurt. On racontait que Narcisse avait une sœur qui lui ressemblait, qu'on confondait avec lui et dont il tomba amoureux. Après la mort de la jeune fille, il venait tous les jours près d'une source, pour contempler sa propre image qui lui rendait celle de sa sœur, et tromper ainsi son chagrina Gracieuse légende dont le sens naturel ne peut échapper. Narcisse n'est autre chose, en effet, que la fleur dont il porte le nom ; la fleur qui croit sur le bord des sources où, pendant tout le printemps, se reflète et se mire sa beauté, où, à la fin de la chaude saison, elle penche sa tige languissante, qui bientôt se flétrit.

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