‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 313 sur 550 · Pausan., VU, 17, 5. Arnoh., Advrrsus Génies, V, T · texte numérisé non relu

Pausan., VU, 17, 5. Arnoh., Advrrsus Génies, V, T

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de la Piirjgic où elle se rattache à l'histoire de la civilisation et aux légendes qui racontaient la merveilleuse prospérité dont cette contréo avait Joui sous ses premiers rois, Gordias et Midas. Gordias avait été comblé des faveurs de la GranJe-Mcre ; Midas, son fils, avait élevé à Pessinonte le premier lempie en sou honneur. Les Phrygiens, renfermés d'abord dans leurs montagnes, où ils avaient été une race de bergers et de chasseurs, étaient, avec le temps, descendus danslesvallées du Sangarios, où ils s'étaient adonnés aux travaux de la terre et à la culture de la ■vigne. Cybèle les avait suivis. Sans perdre entièrement son caractère de divinité de la nature sauvage, elle avait présidé à tous les progrès de la civilisation naissante, à l'agriculture, à la constilution des sociétés, à la fondation des villes dont les tours avaient bientôt couronné toutes les hauteurs de la Phrygie. C'est pour cette raison que les monnaies asiatiques et les statues de l'art grec ou romain représcn- tent ordinairement Cyhèle avec une

couronne de tours et que les poètes latins la désignaient par les mots de o maler lurrila ou mater lurrigeraK » (Fig. 104),

Le culte de la grande divinité phrygienne, que l'on trouve élabli, de temps immémorial, à Magnésie, à Smyrne. àMilet, à Éphcse, parvint de très-bonne heure à la connaissance des Grecs par l'intermédiaire des colonies asiatiques. A l'époque des guerres médiques, il avait depuis longtemps franchi la mer Égoe pour s'établir en Grèce. A Thèbes, par exemple, on montrait près de la maison de Pindare, un sanctuaire que le poète avait élevé à la Mère des Dieux, avec une statue de la déesse, œuvre de deux artistes thébains'. Cet hommage rendu à Cybèle par un poète aussi religieux, aussi attaché aux antiques traditions que Pindare, témoigne de l'importance qu'avait déjà acquise en Grèce le culte phrygien. A Athènes, Cybèle n'avait pas reçu un moins bon accueil : on

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I. TJout ne fainons que vûsuinci' il 3. PauNn. IX. 3&, 3. Vnii'. sur i p.1tl.

Preller {Gritch. Hylhol., I, p. 505-508). ! iWliil, notre Ihi'-sc hlini- : De Ihelmiih artifidbui.

lui avait élevé un temple, le Mèlroon^, où Ton déposait les archives de rËtat, et qui était orné d'une magnifique statue de la déesse, œuvre de Phidias ou de son élève Âgoracrite. Plus tard la Mère des Dieux eut des sanctuaires sur l'Acro-Corinthe, à Phigalie, à Messène, à Acriae en Laconie et dans beaucoup d*autres endroits*. Mais, si la Grèce lui accorda le droit de cité, elle la considéra toujours cependant comme une divinité étrangère, et les idées religieuses, les légendes poétiques que faisait liaitre dans Tesprit des Grecs le spectacle de la terre, vinrent se grouper non autour de la Cybèle phrygienne, mais autour de la Dèmèter hellénique.

1. Celui qui était situé dans la ville, dont parle Pausanias (I, 3, 5; cf. Lycurg. Leocr., 66; Démostli. Aristogit. I, 98) et que nous connaissons éf^alement par les inscriptions (Rangabé, Antiq. hellén. Il, n»* 1153-54-50). Il y avait un aulre Mèlroon au faubourg d'Agra : Mrnpbi iv 'A'/joaç (Itirchhoff, lusciiptiones Allicae, I, n" 273, f. 23), un également au Pii-ée, avec un thiase, ou confrérie religieuse de la Mère des Dieux (Foucaii, Associations religieuses chez les Grecs).

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