‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 326 sur 550 · Plutarch., Apophthegm. Ijacon., — Lysandrei · texte numérisé non relu

Plutarch., Apophthegm. Ijacon., — Lysandrei

(tspsl AOYot) qni les concernaient, et la Iraduction de ces mêmes légendes en représentations mimiques*. Ces représentations avaient trait à l'union de Dionysos et de Corè dont on célébrait le retour sur la terre à l'heure fleurie du printemps. Les fêtes d'Agra n'élaient donc que là suite des Anthestéries. a Ces deux fêles consécutives, dit M. Guigniaut*, devaient consacrer, par la légende mise en action de ces deux divinités revenues des sombres demeures, et par l'image de leur union sur la terre qu'elles embellissent à Tenvi, le passage de l'hiver au printemps, le rajeunissement de la nalurc et l'espérance d'une vie nouvelle promise indirectement aux trépassés dans cette résurrection périodique. »

Les grands Mystères ou Èleusinies^ qui, au temps d'Hérodote, ne se célébraient encore (jue tous les cinq ans, comme les grandes Panathénées et les solennités Us plus antiques', avaient lieu plus tard chaque année, dans la seconde moitié du mois de Boèdromlon (Septembre). Cette fête, la plus grande et la plus magnifique peut-être de toutes celles de la Grèce, et qui ne durait pas moins de douze jours, suivant les uns, de quatorze jours, suivant les autres, se divisait en deux parties distinctes. Elle avait successivement pour théâtre Athènes et Eleusis. Celait à Athènes (|ue les mystcs se rassembliient, le 15 de Boèdromion, sous les portiques del Éleusinion, pour entendre la proclamation du hiérophante qui énonçait les conditions exigées pour l'admission aux Mystères. Le lendemain, ils allaient tous sur le bord de la mer pour y faire les ablutions et les purifications prescrites^. Les trois jours suivants, dont nous ne connaissons pas exactement l'emploi déterminé, étaient consacrés d'une façon générale à des sacritices et à des cérémonies expiatoires *. Enlin, le 20 de Boèdromion, la procession mystique se niellait en marche, portant en grande pompe limage (ïlacchos.

Ce personnage divin, que le culte primitif d'Eleusis n'a pas connu, jouait alors un rôle important dans les Mystères où il s'était introduit à la suite des dogmes orphiijues. lacchos, dont le nom est analogue à celui de Bacchos avec qui on le confond d'ordinaire, était considéré comme le fils de Dèo (Dèmèter) et de Zeus, comme le frère de Coré qu'on lui donne quelcjucfois pour épouse ; c'était le principe mâle de la vie de la nature, correspondant au principe féminin que représente

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