‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 339 sur 550 · UoSkIttic · texte numérisé non relu

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B. Pind„r)/yni;).,lX, 33.

gone, objet d*horreur pour les hommes et pour les dieux. Ulysse, qui vient d'évoquer les morts, a tremble que du fond des enfers Tauguste Perséphone ne lui envoie la tête formidable de la monstrueuse Gorgone^ B . D'après une conception analogue, le tombeau est la chambre nuptiale de la déesse : « le tombeau, ditPindare, cette demeure, aux noires murailles, de Perséphone*. »

Si Perséphone, quand elle séjourne auprès d'Hadès, est une divinité terrible, elle est au contraire, nous l'avons vu, une divinité douce et bienfaisante à Thomme, quand elle remonte des ténèbres à la lumière. De même Hadès n'est pas toujours un objet d'épouvante. Comme la terre où il habite n'est pas seulement la prison des morts, comme elle est en même temps la source des fruits qui nourrissent l'homme, Hadès fut quelquefois considéré comme un dieu de l'abondance agricole. Ace titre, il s'appelle Plulon (FIXoutwv), c'est-à-dire le distributeur de la richesse. Ce nom, dont la signification précise se perdit et fut plus tard confondue avec celle d'Hadès, se rencontre pour la première fois chez les tragiques athéniens et provient sans doute du culte d'Eleusis qui avait tenté de concilier les anciennes et redoutables conceptions des dieux de la mort avec les idées plus douces des temps postérieurs. Pluton n'était ainsi qu'un euphémisme d'Hadès'. Mais, si ce mot est de date récente, l'idée qu'il exprime était ancienne dans la croyance populaire. Nous la trouvons déjà dans le poëme des Travaux et des Jours, a Avant de commencer le labour, recommandait Hésiode aux agiiculteurs de Béotie, il faut prier Zeus chthonien (Hadès) et la chaste Dèmèter de rendre lourd le grain sacré de la déesse*. » C'est la même idée qu'au cinquième siècle exprimait Empédocle, quand il disait de la terre qu'elle était « l'Aïdoneus nourricier. » Aussi plusieurs monuments antiques nous montrent-ils Pluton assis à côté de Perséphone, une corne d'abondance à la main, ou maniant, en compagnie de Dèmèter, le lioyau et d'autres instruments de labour. Hadès, le dieu redoutable, était ainsi volontairement confondu par les Grecs avec les autres divinités de la terre qui n*apportent à l'homme que la richesse et la joie : la sombre pensée de la mort s'effaçait devant ces douces images.

Cette transformation de la conception primitive du dieu infernal n'a pas prévalu dans la mythologie grecque. Le plus souvent, le nom

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