Seul» Herc, 249 sqq
Fi g. 111. — Tlianalos.
Sarpédon, tombé devant Troie '. Ces deux jumeaux sont enfants de la Nuit: « sombres dieux que jamais le soleil ne regarde de ses brillants rayons, ni quand il monte dans le ciel, ni quand il redescend des hauteurs célestes: mais l'un, sur la terre et sur le faste dos de la mer, voltige tranquillement, plein de douceur pour les mortels ; l'autre a une âme de fer, un cœur d'airain; inaccessible à la pitié, il ne lâcbe pas celui qu'il a une fois saisi *. u Ce contraste entre les deux frères avait été netlement accusé par l'art grec dans une des représentations du célèbre coffre de Cypsélos. On y voyait une femme (la Nuit) qui portait sur la main droite un enfant blanc endomiï (Hypnos); sa main gauche soutenait un enfant noir qui semblait dormir (Thanatos) et dont les deux pieds étaient disloqués : image des mouvements de la vie violemment brisés par la mort'. Avec le temps, cette opposition d'ilypnos et de Thanatos tendit às'effacer, et les deux jumeaux finirent par se confondre. Quand les sarcophages nous montrent un jeune garçon ailé qui sommeille doucement (fig. 112), ou qui, debout, tient un Hambeau éteint et renversé', c'est llypnos que l'artiste a voulu représenter : mais llypnos n'esl-it pas ici une image adoucie, un euphémisme artistique de Thanatos son frère? fis- iiS- — iiîi>noi.
Une transformation analogue semble s'être accomplie dans le caractère d'autres divinités infernales, qui