‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 349 sur 550 · V. 69 sqq · texte numérisé non relu

V. 69 sqq

lancée par Œdipe contre ses fils. De même, dans VOresUe, si Égisthe est deYenu adultère et assassin, ses crimes sont les elTets de l'imprécation de Thyeste, qui seule a déchaîné tant de maux sur le palais et sur la famille des Atrides '. La tragédie A'Againemnon, celle des Choéphores sont remplies également des eiTets de la colère des Ërinjes, actrices invisibles mais toutes-puissaDtes du drame dont elles mèuent, dans l'ombre, l'irrésistible action. Jusqu'au moment où on les voit apparaître sur la scène, attachées aux pas du malheureux Oresle.

Eschyle les avait représentées sous des traits ctTrayants, dont peuvent nous donner une idée les vases peints qui figurent l'arrivée d'Oreste à Delphes'. Au seuil du temple d'Apollon, près du trépied du dieu couronné de laurier, qui apparattdebout, dans sa calme et sereine majesté, pour défendre son suppliant, Orestc est tombé à genoux, épuisé: son visage exprime l'épouvante et l'égarement (fig. 113); il entend siffler à ses oreilles les serpents que dirigent contre lui les Ênnyes, les chasseresses impitoyables qui le poursuivent jusque sous le regard du

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