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«0 VYTIIOLOGIE DE Li GRÈCE ANTIQUE,
et les mythogi'a|)hcs postérieurs donneront des noms à cette triade. Elles s'appelleront : Mégœra (l'envie ou la haine personnifiée) ; Alecto (la colère incessante, la fureur implacable), et Tisipkone (la vengeance du meurtre), qui est l'expression de la fonction principale des Erinyes.
L'action redoutable de ces divinités ne s'exerce pas seulement sur la terre ; elle se continue dans le monde d'en bas : antique croyance déjà attestée par le poète de Vllîade et qu'Eschyle exprime àson tour'. Dif-
Fi^'. IIS. — Une Ërinjs «nilialne Thés;
férentcs peintures de vases nous montrent une Ërinys armée d'un fouet dont elle frappe Sisyphe*; une autre Érinys ailée enchaîne, les mains derrière le dos, Thésée et Piritlioos (dg, 115), en présence d'Hadès et de Perséphone; une autre met en mouvement la roue à laquelle Ixion est attaché (fig. 116). Ce rôle infernal, attribué aux Érinycs, prouve que les Grecs avaient con^u l'idée d'une justice qui s'exerce après la mort. « Le grand Hadès, dît Eschyle, demande compte aux hommes de leur vie; sa mémoire n'oublie rien, son esprit examine tout. » Hadès est assisté, dans ces fonctions de grand justicier, par un
). Ilioil., XIX. 25»; M'd,.. Fii«ic,:.Z^i.